22/10/2008

Un bon read, et pas de poisse..

C'est ça la classe !


Facile au poker de ramasser un pot avec les nuts (= la main max, genre J-9 sur flop 7 8 10) + un basique slowplay sur lequel l'adversaire vient s'empaler...

Facile aussi de balancer le tapis pré-flop avec un AK, AQs ou paire moyenne +, sur un petit tapis à l'agonie.


Plus dur par contre (mais ô combien plus jouissif) de gagner des pots en vous basant sur vos reads (= votre "lecture" de l'adversaire), à condition d'être sur que l'adversaire en question ne soit pas en train de vous manipuler.


Comme exemples, 2 mains :

L'une en HU à 5$ :
Les mises turn et river de mon adversaire indiquent de la faiblesse.
En continuité avec ma min-reraise à la turn, je place un gros reraise à la river pour arracher le pot.





L'autre en tournoi à 2.20$-180j :
A ce stade, je suis encore confortable, classé 9e sur les 38 restants, et me retrouve confronté à une décision difficile lorsque mon adversaire met son tapis sur la turn.
Je ne le crois pas sur une Q, ni sur une petite paire qui aurait touché son full (il aurait sans doute misé moins pour rentabiliser sa main).
Je ne crois pas non plus sur un JJ, KK ou AA, car il n'a pas relancé pré-flop.
Je vais au bout de mon read, et je paye, au risque de sortir..





D'où le "un bon read et pas de poisse, c'est ça la classe"..

15/10/2008

le flirt avec les 1500$


Le cap des 1500$ s'avère difficile à passer, avec une journée de perte record à -35$.
Comment perdre 35$ ? C'est pas compliqué, cette somme correspond juste à une quinzaine de buy-in sur des tournois à 3.25$-45j et 2.2$-180j, sans finir une seule fois ITM.

En cause, pas de tilt, mais un simple bad run, avec un festival de paires craquées (dont quelques KK et AA), des tirages qui ne rentrent pas pour moi, mais qui rentrent pour mes adversaires, des mauvaises rencontres..

Pour illustrer ce bad run, voici un magnifique bad beat en table finale d'un 2.20$-180j, énorme : une rencontre 77 vs K-10.
Flop K-7-x. All-in ? ça me va ! ..
Post flop, je suis à 95% de chance de remporter le pot mais mon adversaire touchera une flush runner runner... = 2 carreaux sur 2 cartes..


Le problème lors d'un bad run, c'est qu'on manque de chance dans toutes les situations :
1- contre les bons joueurs, exemple sur les coin-flip genre paire vs Ax, ou le cas ci-dessus
2- contre les boulets (et là c'est le plus dur psychologiquement)
exemple : un gros gambleur agressif au bouton qui 3-bet votre BB. Votre tapis est à hauteur du sien, vous avez A-J. Il a encore une bonne fold equity, donc shove. Il paye avec une méga poubelle genre 10-3. Il touche et vous sortez.





Bref je pense être victime d'un acharnement "maléfique".
(oui carrément)

Que celui -ou celle- qui est train de s'amuser avec une poupée vaudou à mon effigie s'arrête sur le champ !




Bref, pas très original tout ça, juste un blog de poker de plus où le bloggeur déballe ses bad-beat du jour... J'essayerai d'être plus intéressant la prochaine fois. Peut-être avec le compte rendu du Harrington on Hold'Em Volume 1..