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15/11/2014

Poker Mental

Un grand champion de poker, c'est avant tout une personne dotée d'un gros mental, un joueur qui ne baisse pas les bras face à l'adversité.

En 2010, c’était l'apogée du poker. Certains joueurs étaient des stars, qui nous racontaient leur progression dans les grands tournois internationaux, les stratégies de jeu qu'ils adoptaient pour combattre les autres joueurs.

En 2014, le combat continue, mais l'adversaire est tout autre..


2010 :





2014 :




Image -et inspiration- provenant de la dernière émission du Club Poker Radio : épisode S08E09 "Que Faire après le poker" avec Manub (Manuel Bevand), Johny001 (Guillaume de La Gorce) et Superroger47 (Tristan Clemençon)

23/05/2009

xxTalkxx à l'action !

Après la vidéo de Johny001 at home, voici Anthony Roux, alias xxTallxx, lui aussi sponsorisé par Winamax.



On le voit ici en 7-tabling de Cash Game Hautes Limites (2000€ la cave), pour une session qui ne se passe pas si bien que ça..

Grosse démonstration de calme, prouvant si il le fallait qu'une parfaite maitrise de soi est une qualité indispensable au bon joueur de poker :)

(merci Made in Poker pour ces vidéos de qualité)



Bref, encore un joueur sponsorisé par Winamax. Ce site se débrouille bien pour qu'on parle de lui :
On en apprend un peu plus sur celui-ci grace à cet article paru sur Libération, intitulé Le coup de Bluff de Winamax, qui dévoile l'achat du site anglais par Marc Simoncini (le fondateur du site de rencontres Meetic), associé à Patrick Bruel et deux rejetons de la bulle Internet, Alexandre Roos et Christophe Schaming, cofondateurs de Caramail.

(Article que je plaggie honteusement)

Les quatre hommes connaissent parfaitement Winamax. Dans l’ombre et parfois à la lisière de la légalité, ce sont eux qui ont contribué à faire de ce site ce qu’il est : un acteur de poids du poker francophone.




« La boucle est bouclée
, s’amuse un concurrent. Ils ont développé le site pendant que c’était illégal. Ils attendaient le jour où les jeux seraient autorisés pour sortir du bois. »

Viol de Monopole :
Né en 1999, Winamax.com a été créé par d’anciens cadres de Havas Interactive. La société développe un jeu de gestion des équipes de foot (le « jeu de l’entraîneur »). En 2000, l’homme d’affaires Robert Louis-Dreyfus injecte 2 millions d’euros dans le site pour son développement international. Puis en 2004, le site domicilié en Angleterre passe dans les mains d’un trio de français  : Alexandre Dreyfus (parti depuis pour se lancer en solo dans le site Chilipoker, basé à Malte) et – déjà – le duo Alexandre Roos et Christophe Schaming. Les nouveaux actionnaires garderont autant que possible l’anonymat. Pour une raison simple  : les jeux qu’ils offrent violent le monopole français du PMU et de la Française des jeux. Une opacité entretenue avec un certain esprit potache  : on a longtemps pu lire, sur le site de Winamax, une interview d’un dénommé Nelson Kontos. En violation de la loi, ce prétendu dirigeant du site incitait les joueurs français à venir dépenser leur argent, les assurant qu’ils ne risquaient rien. Lui-même ne risquait pas grand-chose  : de bonne source, Kontos n’existe pas. Après un début dans les paris en ligne, l’équipe de Winamax bifurque rapidement vers le poker. Un virage auquel la rencontre du tandem Bruel-Simoncini donnera tout son sens.
Le chanteur et comédien Patrick Bruel a été mordu de poker bien avant que cela ne devienne une mode. Joueur émérite, champion du monde 1998, il voit se dessiner avant d’autres la transformation du jeu en phénomène de société, avec l’argent à la clé. En 2005, il acquiert les droits du World Poker Tour (WPT). Ce programme télévisé qui cartonne aux Etats-Unis est importé sur Canal +. Bruel coproduit et commente l’émission. C’est un succès immédiat. Mais le chanteur sait que c’est sur Internet, où de plus en plus de joueurs découvrent le poker, que se raflera la mise. Il contacte le fondateur de Meetic, Marc Simoncini. A l’été 2005, les deux hommes rencontrent, pour la première fois, l’équipe de Winamax. Très vite, la rumeur les annonce dans le tour de table des actionnaires. Simoncini et Bruel ont toujours nié. Fin 2006, Bruel déclarait à Libération : « Plusieurs sites de poker m’ont proposé de prendre des parts. Je me suis posé la question, j’ai pris conseil auprès d’avocats et je n’y suis pas allé. C’est illégal. Et moi, je ne fais rien qui ne soit pas carré, je ne suis pas un malade mental. » Aujourd’hui, Simoncini concède seulement que les deux hommes ont pris, très tôt, des « options d’achat ».

Ce qui est incontestable, c’est que le tandem va contribuer à développer un site qui, en dépit de sa licence anglaise, et contrairement à ses concurrents internationaux, cible presque exclusivement la France. Techniquement, Winamax n’a rien d’exceptionnel. Dans le jargon du métier, il ne s’agit que d’un « skin », d’une plateforme fournie par un prestataire, Ongame. En clair, le site n’est qu’une des multiples entrées d’une gigantesque salle de poker virtuelle à laquelle on peut accéder par une dizaine d’autres sites. Ce type de contrat est un classique du business du poker online  : il permet d’offrir aux clients un maximum de tables de jeu et de joueurs connectés simultanément. Reste à partager les profits  : Winamax se rétribue en gardant environ 80 % des recettes provenant des joueurs arrivés via Winamax. Les 20 % restants sont reversés à Ongame. Une location de salle, en quelque sorte. L’originalité de Winamax, c’est son marketing très abouti, centré autour d’une arme d’attraction massive  : Patrick Bruel. Le chanteur profite du succès de son émission sur Canal + pour se transformer en tête de gondole de Winamax.

Simoncini et Bruel abattent vite une autre carte. Dès 2006, ils lancent un portail consacré au poker  : WAM. Sans se cacher, car le site a le mérite d’être légal. On peut y jouer, mais sans mise d’argent. Officiellement, WAM-poker et Winamax n’ont rien à voir. Sauf que le support technique est le même. Et que WAM, basé dans les locaux de la boîte de production de Patrick Bruel, est géré par Alexandre Roos. En fait, le site joue les rabatteurs de clientèle pour Winamax  : une simple inscription sur le forum de WAM donne ainsi droit à une participation à un tournoi Winamax.

Nouvelles règles du jeu :
Les sites de jeu en ligne étant interdits en France, et la publicité pour lesdits sites tout autant, les Renseignements généraux vont vite se pencher sur l’affaire. Ils multiplient les convocations  : Bruel, Simoncini, Roos défilent. Même le « fantôme » Nelson Kontos reçoit sa convocation. Bruel et Simoncini sont priés de cesser illico leur publicité. Ce qu’ils font. Mais leur buzz pour Winamax a déjà dopé la fréquentation du site qui affiche aujourd’hui 700 000 comptes et revendique 150 000 joueurs. De bonne source, Winamax dégagerait un bénéfice net proche de 10 millions d’euros pour 30 millions de chiffre d’affaires. Si Winamax fait figure de nain en comparaison des géants du secteur (PokerStars, le leader mondial, génère l milliard de dollars de revenus), l’émergence de ce petit site a fait des mécontents. Les gérants de casinos traditionnels ont dénoncé un braconnage de leur clientèle. Patrick Partouche, tenancier des casinos du même nom, a plus que les autres une raison de râler. Lui aussi s’était lancé, dès 2002, dans le poker online. Mais avec moins de chance, ou d’habileté. En 2007, il écope de 40 000 euros d’amende et d’un an de prison avec sursis. Peu avant le verdict, Partouche déclarait à Libération  : « On m’empêche de faire ça. Très bien, mais il faut que la loi s’applique à tout le monde. Maintenant, moi, je vais m’asseoir sur le bord de la rivière et voir passer les cadavres. » Relaxé en appel, Partouche dit aujourd’hui  : « J’ai payé pour avoir fait officiellement ce que d’autres faisaient à l’ombre. J’ai sauté sur la première mine. »

D’autres sauteront-ils  ? Le juge Renaud Van Ruymbecke a déjà entendu Jean-Michel Pillot. Cet ex-associé de Roos constitue un autre maillon de la chaîne Winamax. Il était en charge de Cleverine, une société d’encaissement pour compte de tiers, montée pour contourner certains verrous bancaires. Un certain nombre de banques françaises ayant été amenées à bloquer tout versement de leurs clients vers des sites de jeu illégaux, Cleverine avait l’avantage de n’être pas répertoriée comme ayant à voir avec le jeu en ligne… et pouvait donc sans souci encaisser les virements pour Winamax. D’autres dirigeants pourraient être entendus prochainement par le juge d’instruction. Pourtant, beaucoup d’acteurs du milieu doutent que l’affaire débouche sur une condamnation. Ces dernières années, la fermeté française en matière de lutte contre le jeu illégal a été combattue par Bruxelles, qui dénonçait les monopoles nationaux. Est-ce le moment de rouvrir ce front, alors que la France a fini par se résoudre à la libéralisation  ? Un très bon connaisseur du dossier explique  : « Ce qui était illégal va devenir légal. Beaucoup de sites existants qui vont demander des licences ont violé la loi. Dans la zone grise où on se trouve, il convient surtout d’éviter les emmerdements. Il faut savoir repartir à zéro avec de nouvelles règles du jeu. »

Si le coup d’éponge se confirme, l’équipe de Winamax aura réussi son coup de poker. Le site pourra jouir de la position acquise depuis trois ans. Dans les Echos , la semaine dernière, Marc Simoncini déclarait  : « Après l’obtention de la licence, transférer le siège de Winamax en France ferait du sens. » La morale de cette histoire  ? Il n’y en a pas. Ou alors que le poker, ça peut rapporter gros. A condition de calculer les risques et de savoir cacher son jeu. Foi de Nelson Kontos.




Lien :
- l'article d'origine "Winamax, coup de bluff" sur ecrans.fr
- article publié en 2007 : "Winamax et WAM-Poker cachent leur jeu" sur ecrans.fr

19/05/2009

Article LeMonde about Poker

Article publié dans Le Monde du 18 Mai, intitulé
Poker gagnant (page 1 page 2)

Un article plutôt correct dans son ensemble, (ce qui change des sujets TV qui font passer les joueurs de poker pour des voyous).

Il alerte sur le coté addictif du poker : "Le poker est à la mode, surtout chez les jeunes, qui y voient un moyen de s'enrichir facilement"

Il fallait donc que j'en parle dans ce blog :)



Quelques extraits choisis :

A propos des people (notamment ceux présents à l'EPT de Monaco et au Grand Prix de Paris) :
".. plantés dans le décor, juste bons à être "plumés" . Jamais aucun d'eux ne parvient jusqu'aux places payées - les 80 premiers gagnent de l'argent, en général -, à part, exception de taille, Patrick Bruel .."
Sébastien Chabal, Boris Beker et Kool Shen -directement cités- apprécieront..


About Sponsoring, Michel Abecassis, consultant pour Winamax, regrette :
"On aimerait bien avoir Elky chez nous, mais il vaut des millions.. "

Faute d'Elky, Winamax s'est rabattu sur des joueurs au fort potentiel "communicatif" : La jolie comédienne (Alexia Portal), la jolie joueuse d'échecs (Almira Skripchenko) ou encore le fameux Guillaume de La Gorce, alias Johny001 :
"A 28 ans, cet ancien élève d'une école d'ingénieurs a déjà gagné plus de 1 million d'euros. "Ça ne représente rien, cet argent", lâche-t-il froidement. Il vit à Londres, dans un appartement en collocation avec d'autres joueurs, écume les tournois, des Bahamas à Venise." (voir vidéo ci dessous)

"Il ne devrait pas revenir s'installer en France. La future taxation de 2 % des mises envisagée par le gouvernement français lui semble un mauvais choix."

Tu m'étonnes..



Et je finis sur cette vidéo Made in Poker (qui tourne depuis quelques mois déjà) : Johny001 at home

29/04/2009

Reportage Zone Interdite M6 : La folie du poker

Alors que je viens de sortir comme d'habitude du freeroll de Club Poker sur ce brelan de 4 flopé vs moultes tirages, je me rends compte qu'il me faut vite un nouveau post pour remplacer la provocante image de fesses (de cette vidéo de strip poker) qui décrédibilise complètement ce blog..


Voici donc un vieux reportage Zone Interdite, diffusé il y a 2 ans sur M6. (suivre le lien)
Il commence avec l'EPT de Monaco au Casino de Monte Carlo où l'équipe suit Joe Hachem, venu avec toute sa famille pour l'événement.
A l'époque, 12% des participants à cet EPT s'étaient qualifiés via internet. L'un d'entre eux sort même Patrick Bruel, qui a l'air bien dégouté !

Ensuite rencontre d'Isabelle Mercier, joueuse pro installée à Las Vegas, qui accrochera une table finale lors de l'EPT de Deauville.
Le pauvre Guillaume De La Gorce, alias Johny, est lui présenté comme un vulgaire étudiant, et nous fait part de sa frustration après s'être fait éliminer à la fin du day 1 de cet EPT.

Et enfin Interview de Bruno Fitoussi, gagnant du World Heads Up Championship de 2001 de Vienne, qui explique à la journaliste qu'il ne joue pas "dans les caves"..




Un ton à la M6 et des phrases chocs ("Les nuits sur Internet à miser ses économies vont être encore nombreuses") .
A l'époque, certains membres de CP -dont Johny- avait même crié au scandale (voir ce sujet de 14 pages sur le forum de Club Poker)