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13/08/2012

Et toi, à quoi tu joues ?

Vous connaissez sans doute les "Chuck Norris Facts", un site où l'on trouve des citations du genre :

Fact #8193 : C'est Chuck Norris qui a appris le poker a Patrick Bruel.


Fact #68337 : Chuck Norris joue au Strip Poker en slip





Forcément, la publicité a fini par récupérer le phénomène.
En 2011, on a vu un spot pour World of Warcraft à la TV


Pourtant WoW n'est pas le meilleur des jeux..












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Captures extraites de :

- Publicité WoW Chuck Norris


- Nanonoko, joueur pro pokerstars

31/12/2009

Les 7 leçons de poker de Martin Vidberg

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Martin Vidberg est ce dessinateur très prolifique qui tient un blog sur lemonde.fr : l'Actu en Patate


Ces derniers jours, il y a abordé le thème du poker avec 7 illustrations :

 Leçon n°1 : le fish


 Leçon n°2 : le bluff


 Leçon n°3 : Les cycles de la chance


 Leçon n°4 : Le poker, c’est la vie


 Leçon n°5 : Les tells


 Leçon n°6 : Savoir perdre au poker


 Leçon n°7 : Le bad beat



Voici la leçon n°3 : Les cycles de la chance, théorie défendue par notre cher Patrick Bruel.



Patrick Bruel que j'ai beaucoup écouté ces derniers temps, depuis que j'ai téléchargé quelques unes des émissions des WPT diffusées sur Canal+. Merci divxpoker.fr.

Parfois par contre, il raconte n'importe quoi :)

Exemple sur la saison 5 épisode 2, (WPT Borgata de Septembre 2006). A 3 joueurs restants, David Sklansky raise avec 55, reraisé par McCormack avec TT, Sklansky pousse son All-In, que McCormack paye. Sklansky sortira sur cette main et Bruel -fan de Sklansky- en commentaire affirme que McCormack aurait dû jeter..

Bref, heureusement on a le droit de ne pas tout le temps d'accord avec lui :)

24/11/2009

La table finale de Ludovic Lacay au WPT de Barcelone en 2007

Il y a 2 ans, Ludovic Lacay (alias Sircuts) affrontait Gus Hansen en table finale du World Poker Tour de Barcelone.

Une performance (son premier résultat majeur) qui contribua largement à son sponsoring par Winamax, qui date aussi de 2007.


Cette table finale a été filmée puis retransmise à la TV (la fameuse émission sur des WPT diffusée sur Canal+ et présentée par Patrick Bruel)



C'est pas tout jeune, mais il n'est pas trop tard pour apprécier l'agressivité du jeune "étudiant en droit" :)


Sont présents autour de la table : Vladimir POLESHCHUK - Christer JOHANSSON - Steve SUNG - Gus HANSEN - Ludovic LACAY - Markus LEHMANN



Part 1/5




Part 2/5




Part 3/5




Part 4/5




Part 5/5



Pour le jour où ces épisodes seront retirés de dailymotion (et ça viendra), cette émission est téléchargeable gratuitement (et disponible en VO) sur l'excellent site www.divxpoker.fr, avec d'autres très bonnes émissions d'ailleurs.

08/07/2009

Almira Skripchenko, je suis fan

La belle blonde venue de l’Est, Almira Skripchenko, a de quoi avoir le sourire :
Elle a réussit une très belle perf lors de l’épreuve 36 des WSOP (le tournoi à 2000$ d’Hold'em No Limit).

Au bout de 3 jours de compétition, elle finit 7e sur 1700 joueurs, et encaisse la somme rondelette de 78 664 $.


Après avoir frôlé l’élimination au day 1 (elle chatte un 10 sur un duel TT vs JJ), elle sort finalement sur un bad beat (KK vs 55) en table finale.



Almira, originaire de Moldavie, est à la base une championne d’échecs (2449 d’Elo) qui a bien fait de s’essayer au poker.
Elle peut remercier Patrick Bruel et Michel Abécassis, qui ont décelé son potentiel et l'ont intégrée à l'équipe Winamax, dont je parlais déjà dans cet Article Poker du Monde en Mai.


En fait, j'ai déjà croisé Almira lors d’une compétition d’échecs à Asnières-sur-Seine, il y a 3 ans.
Elle se démarquait déjà (c’était une des seules filles à ce niveau dans un univers très masculin)


A 12 ans :





Quelques années plus tard :





Et maintenant :





Vous comprenez pourquoi on la remarque..



Pour les joueurs d’échecs (ayant le niveau) certaines de ses grosses parties sont disponibles sur www.chessgame.com



Les liens à consulter pour en savoir plus sur sa récente perf :
- l’Interview par MadeInPoker
- le Podcast Club Poker Radio S02-E32 (oui elle a un léger accent de l’Est)


- une vidéo réalisée par son sponsor, Winamax, disponible sur le site lepoker.tv :



23/05/2009

xxTalkxx à l'action !

Après la vidéo de Johny001 at home, voici Anthony Roux, alias xxTallxx, lui aussi sponsorisé par Winamax.



On le voit ici en 7-tabling de Cash Game Hautes Limites (2000€ la cave), pour une session qui ne se passe pas si bien que ça..

Grosse démonstration de calme, prouvant si il le fallait qu'une parfaite maitrise de soi est une qualité indispensable au bon joueur de poker :)

(merci Made in Poker pour ces vidéos de qualité)



Bref, encore un joueur sponsorisé par Winamax. Ce site se débrouille bien pour qu'on parle de lui :
On en apprend un peu plus sur celui-ci grace à cet article paru sur Libération, intitulé Le coup de Bluff de Winamax, qui dévoile l'achat du site anglais par Marc Simoncini (le fondateur du site de rencontres Meetic), associé à Patrick Bruel et deux rejetons de la bulle Internet, Alexandre Roos et Christophe Schaming, cofondateurs de Caramail.

(Article que je plaggie honteusement)

Les quatre hommes connaissent parfaitement Winamax. Dans l’ombre et parfois à la lisière de la légalité, ce sont eux qui ont contribué à faire de ce site ce qu’il est : un acteur de poids du poker francophone.




« La boucle est bouclée
, s’amuse un concurrent. Ils ont développé le site pendant que c’était illégal. Ils attendaient le jour où les jeux seraient autorisés pour sortir du bois. »

Viol de Monopole :
Né en 1999, Winamax.com a été créé par d’anciens cadres de Havas Interactive. La société développe un jeu de gestion des équipes de foot (le « jeu de l’entraîneur »). En 2000, l’homme d’affaires Robert Louis-Dreyfus injecte 2 millions d’euros dans le site pour son développement international. Puis en 2004, le site domicilié en Angleterre passe dans les mains d’un trio de français  : Alexandre Dreyfus (parti depuis pour se lancer en solo dans le site Chilipoker, basé à Malte) et – déjà – le duo Alexandre Roos et Christophe Schaming. Les nouveaux actionnaires garderont autant que possible l’anonymat. Pour une raison simple  : les jeux qu’ils offrent violent le monopole français du PMU et de la Française des jeux. Une opacité entretenue avec un certain esprit potache  : on a longtemps pu lire, sur le site de Winamax, une interview d’un dénommé Nelson Kontos. En violation de la loi, ce prétendu dirigeant du site incitait les joueurs français à venir dépenser leur argent, les assurant qu’ils ne risquaient rien. Lui-même ne risquait pas grand-chose  : de bonne source, Kontos n’existe pas. Après un début dans les paris en ligne, l’équipe de Winamax bifurque rapidement vers le poker. Un virage auquel la rencontre du tandem Bruel-Simoncini donnera tout son sens.
Le chanteur et comédien Patrick Bruel a été mordu de poker bien avant que cela ne devienne une mode. Joueur émérite, champion du monde 1998, il voit se dessiner avant d’autres la transformation du jeu en phénomène de société, avec l’argent à la clé. En 2005, il acquiert les droits du World Poker Tour (WPT). Ce programme télévisé qui cartonne aux Etats-Unis est importé sur Canal +. Bruel coproduit et commente l’émission. C’est un succès immédiat. Mais le chanteur sait que c’est sur Internet, où de plus en plus de joueurs découvrent le poker, que se raflera la mise. Il contacte le fondateur de Meetic, Marc Simoncini. A l’été 2005, les deux hommes rencontrent, pour la première fois, l’équipe de Winamax. Très vite, la rumeur les annonce dans le tour de table des actionnaires. Simoncini et Bruel ont toujours nié. Fin 2006, Bruel déclarait à Libération : « Plusieurs sites de poker m’ont proposé de prendre des parts. Je me suis posé la question, j’ai pris conseil auprès d’avocats et je n’y suis pas allé. C’est illégal. Et moi, je ne fais rien qui ne soit pas carré, je ne suis pas un malade mental. » Aujourd’hui, Simoncini concède seulement que les deux hommes ont pris, très tôt, des « options d’achat ».

Ce qui est incontestable, c’est que le tandem va contribuer à développer un site qui, en dépit de sa licence anglaise, et contrairement à ses concurrents internationaux, cible presque exclusivement la France. Techniquement, Winamax n’a rien d’exceptionnel. Dans le jargon du métier, il ne s’agit que d’un « skin », d’une plateforme fournie par un prestataire, Ongame. En clair, le site n’est qu’une des multiples entrées d’une gigantesque salle de poker virtuelle à laquelle on peut accéder par une dizaine d’autres sites. Ce type de contrat est un classique du business du poker online  : il permet d’offrir aux clients un maximum de tables de jeu et de joueurs connectés simultanément. Reste à partager les profits  : Winamax se rétribue en gardant environ 80 % des recettes provenant des joueurs arrivés via Winamax. Les 20 % restants sont reversés à Ongame. Une location de salle, en quelque sorte. L’originalité de Winamax, c’est son marketing très abouti, centré autour d’une arme d’attraction massive  : Patrick Bruel. Le chanteur profite du succès de son émission sur Canal + pour se transformer en tête de gondole de Winamax.

Simoncini et Bruel abattent vite une autre carte. Dès 2006, ils lancent un portail consacré au poker  : WAM. Sans se cacher, car le site a le mérite d’être légal. On peut y jouer, mais sans mise d’argent. Officiellement, WAM-poker et Winamax n’ont rien à voir. Sauf que le support technique est le même. Et que WAM, basé dans les locaux de la boîte de production de Patrick Bruel, est géré par Alexandre Roos. En fait, le site joue les rabatteurs de clientèle pour Winamax  : une simple inscription sur le forum de WAM donne ainsi droit à une participation à un tournoi Winamax.

Nouvelles règles du jeu :
Les sites de jeu en ligne étant interdits en France, et la publicité pour lesdits sites tout autant, les Renseignements généraux vont vite se pencher sur l’affaire. Ils multiplient les convocations  : Bruel, Simoncini, Roos défilent. Même le « fantôme » Nelson Kontos reçoit sa convocation. Bruel et Simoncini sont priés de cesser illico leur publicité. Ce qu’ils font. Mais leur buzz pour Winamax a déjà dopé la fréquentation du site qui affiche aujourd’hui 700 000 comptes et revendique 150 000 joueurs. De bonne source, Winamax dégagerait un bénéfice net proche de 10 millions d’euros pour 30 millions de chiffre d’affaires. Si Winamax fait figure de nain en comparaison des géants du secteur (PokerStars, le leader mondial, génère l milliard de dollars de revenus), l’émergence de ce petit site a fait des mécontents. Les gérants de casinos traditionnels ont dénoncé un braconnage de leur clientèle. Patrick Partouche, tenancier des casinos du même nom, a plus que les autres une raison de râler. Lui aussi s’était lancé, dès 2002, dans le poker online. Mais avec moins de chance, ou d’habileté. En 2007, il écope de 40 000 euros d’amende et d’un an de prison avec sursis. Peu avant le verdict, Partouche déclarait à Libération  : « On m’empêche de faire ça. Très bien, mais il faut que la loi s’applique à tout le monde. Maintenant, moi, je vais m’asseoir sur le bord de la rivière et voir passer les cadavres. » Relaxé en appel, Partouche dit aujourd’hui  : « J’ai payé pour avoir fait officiellement ce que d’autres faisaient à l’ombre. J’ai sauté sur la première mine. »

D’autres sauteront-ils  ? Le juge Renaud Van Ruymbecke a déjà entendu Jean-Michel Pillot. Cet ex-associé de Roos constitue un autre maillon de la chaîne Winamax. Il était en charge de Cleverine, une société d’encaissement pour compte de tiers, montée pour contourner certains verrous bancaires. Un certain nombre de banques françaises ayant été amenées à bloquer tout versement de leurs clients vers des sites de jeu illégaux, Cleverine avait l’avantage de n’être pas répertoriée comme ayant à voir avec le jeu en ligne… et pouvait donc sans souci encaisser les virements pour Winamax. D’autres dirigeants pourraient être entendus prochainement par le juge d’instruction. Pourtant, beaucoup d’acteurs du milieu doutent que l’affaire débouche sur une condamnation. Ces dernières années, la fermeté française en matière de lutte contre le jeu illégal a été combattue par Bruxelles, qui dénonçait les monopoles nationaux. Est-ce le moment de rouvrir ce front, alors que la France a fini par se résoudre à la libéralisation  ? Un très bon connaisseur du dossier explique  : « Ce qui était illégal va devenir légal. Beaucoup de sites existants qui vont demander des licences ont violé la loi. Dans la zone grise où on se trouve, il convient surtout d’éviter les emmerdements. Il faut savoir repartir à zéro avec de nouvelles règles du jeu. »

Si le coup d’éponge se confirme, l’équipe de Winamax aura réussi son coup de poker. Le site pourra jouir de la position acquise depuis trois ans. Dans les Echos , la semaine dernière, Marc Simoncini déclarait  : « Après l’obtention de la licence, transférer le siège de Winamax en France ferait du sens. » La morale de cette histoire  ? Il n’y en a pas. Ou alors que le poker, ça peut rapporter gros. A condition de calculer les risques et de savoir cacher son jeu. Foi de Nelson Kontos.




Lien :
- l'article d'origine "Winamax, coup de bluff" sur ecrans.fr
- article publié en 2007 : "Winamax et WAM-Poker cachent leur jeu" sur ecrans.fr

19/05/2009

Article LeMonde about Poker

Article publié dans Le Monde du 18 Mai, intitulé
Poker gagnant (page 1 page 2)

Un article plutôt correct dans son ensemble, (ce qui change des sujets TV qui font passer les joueurs de poker pour des voyous).

Il alerte sur le coté addictif du poker : "Le poker est à la mode, surtout chez les jeunes, qui y voient un moyen de s'enrichir facilement"

Il fallait donc que j'en parle dans ce blog :)



Quelques extraits choisis :

A propos des people (notamment ceux présents à l'EPT de Monaco et au Grand Prix de Paris) :
".. plantés dans le décor, juste bons à être "plumés" . Jamais aucun d'eux ne parvient jusqu'aux places payées - les 80 premiers gagnent de l'argent, en général -, à part, exception de taille, Patrick Bruel .."
Sébastien Chabal, Boris Beker et Kool Shen -directement cités- apprécieront..


About Sponsoring, Michel Abecassis, consultant pour Winamax, regrette :
"On aimerait bien avoir Elky chez nous, mais il vaut des millions.. "

Faute d'Elky, Winamax s'est rabattu sur des joueurs au fort potentiel "communicatif" : La jolie comédienne (Alexia Portal), la jolie joueuse d'échecs (Almira Skripchenko) ou encore le fameux Guillaume de La Gorce, alias Johny001 :
"A 28 ans, cet ancien élève d'une école d'ingénieurs a déjà gagné plus de 1 million d'euros. "Ça ne représente rien, cet argent", lâche-t-il froidement. Il vit à Londres, dans un appartement en collocation avec d'autres joueurs, écume les tournois, des Bahamas à Venise." (voir vidéo ci dessous)

"Il ne devrait pas revenir s'installer en France. La future taxation de 2 % des mises envisagée par le gouvernement français lui semble un mauvais choix."

Tu m'étonnes..



Et je finis sur cette vidéo Made in Poker (qui tourne depuis quelques mois déjà) : Johny001 at home

29/04/2009

Reportage Zone Interdite M6 : La folie du poker

Alors que je viens de sortir comme d'habitude du freeroll de Club Poker sur ce brelan de 4 flopé vs moultes tirages, je me rends compte qu'il me faut vite un nouveau post pour remplacer la provocante image de fesses (de cette vidéo de strip poker) qui décrédibilise complètement ce blog..


Voici donc un vieux reportage Zone Interdite, diffusé il y a 2 ans sur M6. (suivre le lien)
Il commence avec l'EPT de Monaco au Casino de Monte Carlo où l'équipe suit Joe Hachem, venu avec toute sa famille pour l'événement.
A l'époque, 12% des participants à cet EPT s'étaient qualifiés via internet. L'un d'entre eux sort même Patrick Bruel, qui a l'air bien dégouté !

Ensuite rencontre d'Isabelle Mercier, joueuse pro installée à Las Vegas, qui accrochera une table finale lors de l'EPT de Deauville.
Le pauvre Guillaume De La Gorce, alias Johny, est lui présenté comme un vulgaire étudiant, et nous fait part de sa frustration après s'être fait éliminer à la fin du day 1 de cet EPT.

Et enfin Interview de Bruno Fitoussi, gagnant du World Heads Up Championship de 2001 de Vienne, qui explique à la journaliste qu'il ne joue pas "dans les caves"..




Un ton à la M6 et des phrases chocs ("Les nuits sur Internet à miser ses économies vont être encore nombreuses") .
A l'époque, certains membres de CP -dont Johny- avait même crié au scandale (voir ce sujet de 14 pages sur le forum de Club Poker)

24/04/2008

Libé parle des paris en ligne et ma bankroll grimpe doucement



Libération, un journal qui n'a pas fini de faire parler de lui (pas assez à gauche pour certains ou au contraire trop contestataire pour les autres), a fait hier sa Une sur la législation sur les paris en ligne :
- ici, un sénateur estime que l’ouverture au jeu en ligne est inévitable mais doit être encadrée
- ici, on parle de Bwin, qui est à l’origine du revirement français.
- ici, il est question de la pression exercée par l’Europe
- ici, on analyse la fin des monopoles de FDJ et du PMU
- ici, on parle des acteurs prêt à dégainer, et aussi de la FdJ qui aurait pris contact avec Bruel (mais Bruel est déjà engagé avec Winamax non ?)


Bref, pour parler de moi : après quelques jours bien agréables de coupure à Bruxelles -où j'ai d'ailleurs pu constater qu'il y a toujours autant de gens dans les bars à la sortie du parlement (ce qui ne les empêche heureusement pas d'être efficaces)- me voilà de retour aux 3.25$ - 45 joueurs :

Premier tournoi, je sors 22ème avec AA vs QQ.. sympa pour une reprise

Second tournoi, je sors 16ème avec un M de 2, sur un vol au bouton avec 9-10s qui n'est pas passé

Pour info : M symbolise le nombre de tours que l'on peut encaisser avec son tapis (voir la définition du M sur wikipédia)

exemple :
Les blinds sont 100/200 avec antes de 25.
Votre tapis est de 12.000.
Chaque tour de donne coute 100+200+10x25=550.
Votre M est donc égal à 12.000/550=22

en fonction de votre M, vous allez adopter une stratégie plus ou moins agressive.

Lorsque M<6, vous êtes dans la zone rouge (=ça devient chaud), vous n'avez plus beaucoup de marge de manœuvre et vous vous ferez payer souvent. Il faut éviter cette zone, et si vous y êtes, le all-in est conseillé pour en sortir au plus vite.

3ème tournoi, je sors 10ème avec A-Q vs K-10s. Je trouve un A au flop, mais mon adversaire (le chip-leader, avec lequel j'avais un passif assez tendu) trouve une couleur sur la river :/ C'est moche car j'étais plutôt bien, je me voyais même déjà en table finale..

Au 4ème tournoi, je finis 8ème sur un AK vs 99. Pas de chance encore..

Sur le 5ème par contre, je finis 1er et remporte 42$ qui remontent ma bankroll à 220$.
Dans les grandes lignes : je passe rapidement chip-lead en sortant 2 tirages couleurs avec une simple top paire de 9, puis je ne rentre que très rarement dans les pots, très agressivement, de préférence contre ceux qui ont encore la possibilité de se coucher. Une stratégie qui m'a amené sans encombre en table finale, où je suis resté chip-lead du début à la fin.


Cette victoire m'a rassuré : je me demandais si je n'avais pas perdu mon niveau après ces quelques jours de coupures.. mais apparemment le poker, c'est comme le vélo : ça ne s'oublie pas :)

03/04/2008

La théorie des cycles

L'idée est simple : il y au poker des séries de bonnes mains comme des séries de bad beat, il faut savoir les exploiter.

Un des grands fan de cette idée est notre cher Patrick Bruel, je vous invite à écouter le podcast de son interview par la team Club Poker, où il explique que lors de bon rush, il peut se mettre à jouer des mains comme 4-7 dépareillés, et jette des AK lorsqu'il est dans un mauvais "cycle".

Ce qu'on apprend -entre autres-sur ce podcast :
- il était président de l'association d'échecs du Lycée Henri IV (un coté "stratège" évidement utile au poker)
- sa main fétiche est de type petits connecteurs suited : 9-10, 10 V, 5-6..
- il joue sur Winamax sous le pseudo p14b (il en parle car il est intéressé financièrement au succès de ce site de jeu on-line)


Pour revenir à l'état de ma bankroll, je suis revenu à 95$, grâce à un tournoi à 3.25$ où je finis 1er sur 45 (+42$ de gain).

Graph de l'évolution de mon stack durant ce tournoi :



Jusqu'à la main 34, je suis plutôt bien et ne m'enflamme pas.

Main 35 : 10-J tête à tête avec le chip-lead. J Q K sur le flop. Puis 4 sur la turn et J sur la river. Je fais des continuation bet que le chip-lead call jusqu'à la river où je tcheck. Il tombe dans le piège : il ne me voit pas sur un brelan et balance la purée avec R 6 : je double.

Main 49 : QQ qui passe vs AK. Je suis maintenant chip-lead et joue plutôt calme avec quelques vols en position de temps en temps.

Main 62 : 6 personnes en table finale. Un petit tapis part all-in (j'ai 6 fois son tapis). A5 vs A9. je touche 2 3 4.

Main 66 : chip lead encore, je met mon tapis BB avec AJ sur 2 limper. Le second tapis UTG me paye, il a AJ aussi. Ça sent le partage mais c'était sans compter sur les cartes : 4 coeurs sur le board, il avait un J de coeur. Aïe. Je me remets à jouer serré le temps qu'un autre joueur sorte.

Main 83 : nous sommes 5. de BB, avec A 3, je paye un petit tapis en SB. il montre 6 9s, il touche un 9. De chip-lead à mon arrivée en table finale, je deviens le plus petit tapis, heureusement le nouveau chip-lead est super passif = il fold tout.

Main 86 : Q3. Instant critique. La big blind arrive dans 2 mains et vaut la moitié de mon tapis. Je tente le bluff sur cette table qui joue décidément très serré. Je suis payé par le bouton qui a les moyens (et croit très fort en sa bonne étoile) avec 3 5 suited. Rien sur le flop. Ouf.

Main 87 : AK. Je suis payé par celui qui a essayé de me sortir à la main précédente. il a A8. Rien sur le Board.

Main 88 : paire de 8. tapis encore, payé par 10 Q du même mec qui fait l'erreur de s'acharner. C'est lui qui sort et je suis maintenant à hauteur du chip-lead.

Main 89 : Nous ne sommes plus que 4. de SB, je suis dans un bon rush et raise de 6K le chip lead avec 9 6s. Je suis à 25k, lui à 29k. Il me paye (aïe). Flop 9 7 4. Je met 6k encore. Il call encore. Turn : 6. Je remet 6k, il met son tapis. Je paye, et il montre A7. Je repasse chip lead avec 80% des jetons du tournoi. Je laisse alors les petits tapis s'éliminer, et ne lâche aucune main une fois arrivée en tête à tête..

Je finis 1er (+42$ !) grâce à un rush (= cycle de win) qui est arrivé au bon moment.

Il y a beaucoup de détracteurs de cette théorie, qui argumentent en expliquant que les probabilités sur une main ne dépendent pas des mains précédentes, (chaque main est un tirage non lié au précédent) mais c'est votre image à la table qui s'en trouve modifiée : vos adversaires sont dans le flou complet concernant votre main (car au bout de la 4éme relance, il est clair que vous pouvez relancer avec pas grand chose, voir n'importe quoi). Si le flop ne vous donne rien et que vous êtes sérieusement relancé, il est encore temps de vous coucher c'est pas grave car vous avez amorti ce coup avec vos mains précédentes, mais ça peut vous rapporter beaucoup si vous touchez un flop pas terrible en apparence, mais qui vous donnera une bonne main sur laquelle vous ne serez pas lisible.

Donc soyez prudent avant de suivre un mec dans un bon rush, à part si vous avez la pocket As ou pocket K bien sur..

En tout cas, ce petit tournoi fait plaisir à ma bankroll qui n'était pas belle à voir. mais 60 + 42 = 102$ -> où sont passés les 102 - 95 = 7$ qui manquent ?

Et bien 2 bad beat en cash game (on peut pas avoir de la chance partout ..) comme sur cette double paire "rivered", ou encore un AK tapis payé par un relanceur style loose avec AQ, et celui-ci trouve bien entendu sa dame au flop..

Du coup, j'ai joué un plus que ma limite fixée hier mais on va essayer de la respecter ces prochains jours ;)

03/09/2007

Bruel à l'EPT de Barcelone

Un peu de chauvinisme : Patrick Bruel est de retour, en réalisant une très bonne perf avec cette place de 8ème au tournoi de l'Européan poker Tour (105 000€ de gain qd même)

Le tournoi a été remporté par Sander Lyloff, un danois, qui lui empoche plus de 1,1 millions d'€

Ci dessous le commentaire de Patrick à sa sortie de tournoi :





Il a l'air d'être tout halluciné d'avoir réussi à atteindre la table finale, malheureusement, il n'y a joué que 2 mains :)

(ici un article sur la dernière main jouée par Patrick)

Chapeau qd même !

23/02/2007

Animation : "That's poker"

Pour commencer, une petite parodie de l'emission de Bruel sur Canal.


Les mains jouées dans cette vidéo sont énormes : la turn et la river donnant la victoire au joueur qui était archi-perdant après le flop.

On a beau être le meilleur joueur du monde, c'est à dire savoir interpréter les tells des autres joueurs, savoir que les probabilités sont avec nous, il existe toujours une part de chance qui peut tout foutre en l'air ... .... ou nous sauver :)