Affichage des articles dont le libellé est tight. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tight. Afficher tous les articles

13/01/2012

Non aux vols de big blinds ! [détournement]

Avoir un joueur loose agressif à sa droite, ce n'est pas idéal.

Il y a de fortes chance qu'il ne résiste pas à la tentation de voler vos big blinds.


 Et ça, ça peut vous indigner :


(détournement de "la fille au pépito" indignée du  reportage photo Rue89)



voir pire, si vous êtes de nature fragile..



(détournément du tiltant Leave Britney Alone)



Bref, n'hésitez pas à 3-bet 

16/07/2011

Le spot idéal au poker [BD]

La situation idéale au poker, c'est évidement celle où vous avez la main max face à un adversaire qui vous agresse :




La déconnexion inopinée, c'est un ennemi qui peut couter très cher aux joueurs de poker en ligne.

D'ailleurs, la plupart des rooms accordent une majoration de temps au joueur déconnecté qui a investi des jetons dans le pot.

Pour pokerstars.fr par exemple, ce temps additionnel peut varier entre 15 secondes et 4 minutes selon la taille du pot. Mais 4 minutes dans ces conditions, ça passe très (trop) vite malheureusement..

05/03/2010

Bilan gambling d'une semaine à Las Vegas

Le chiffre tombe : 350$ de gains lors de ma semaine à Vegas.


Un résultat en dessous de mes espérances puisque j'envisageais à l'origine d'amortir complétement mon séjour, mais néanmoins positif, ce qui n'est pas si mal..


A la base aussi, je ne voulais faire que du poker, et que des tournois, mais j'ai fini par tester le cash game et la roulette.


Pas de machine à sous (le jeu le plus stupide que j'ai jamais vu), ni de blackjack, même si j'ai été tenté..
J'avais presque oublié qu'il y a un peu plus d'un an, j'ai tilté une bankroll de 50$ sur Party Poker, à ce jeu sournois qu'est le blackjack..


Bref, voici mes résultats par jour :







Arrivé samedi soir, j'ai eu la chance de gagner un petit tournoi dès le dimanche matin.
Ce fut d'ailleurs mon seul ITM de la semaine.. Ce bon départ m'aura permis d'amortir les entrées aux autres tournois.

Coté roulette, un gros rush en milieu de semaine, avec un retour de bâton sur les derniers jours.

Et coté CG, que des sessions positives, avec un jeu tight et surtout pas mal de chance :)



Pour la main décrite dans ce billet :

(j'ai 77, board 7 9 T T. Un joueur est déjà à tapis, 70% de mon tapis investi au flop, je show ma main à la turn, et villain push..)

Il avait effectivement T9, donc bravo à mr4b, rincevent et eiffel (tout ceux qui ont pris le temps de répondre ont trouvé)

La juste décision dans ce spot était donc de fold (et non pas de call comme tous les participants ont dit) et ce malgré les 70% du tapis déjà engagés.


Sur cette session d'ailleurs, je finirai à +90$ -après être remonté de 72$ à 190$-
Ça prouve qu'en CG, il est toujours temps de fold pour attendre de meilleurs spots..



Je n'en dis pas plus, je garde des réserves pour de prochains articles.
(1 semaine à vegas = de l'inspiration pour alimenter son blog pour 2 mois ? ^^)

17/04/2009

Analyser sa sortie de tournoi

Même pour les meilleurs joueurs, gagner un tournoi reste rare.

Il y a très souvent une main décisive, cette fameuse main qui met brutalement un terme à votre tournoi..
(ou celle qui entame les 3/4 de votre stack).


C'est l'un des premiers points d'analyse du joueur -souvent autodidacte -:
Pourquoi suis-je sorti de ce tournoi ?

Ce qui différencie le joueur débutant du joueur "moins débutant", c'est que l'un ne s'attachera qu'au résultat, alors que l'autre saura à quoi est due sa sortie de tournoi.

image du blog plus EV


Outre le coté "ne pas reproduire 2 fois la même erreur", ces analyses ont un objectif précis : garder son calme face au côté parfois "injuste" du poker.


Plusieurs type de mains "fatales" donc :

1- le bad setup
Une sorte de "mauvaise rencontre".
Vous avez une très bonne main, mais manque de chance, un adversaire a une main meilleure :
- exemple pré-flop : un KK vs AA.
- exemple au flop : votre paire de 2 fait brelan sur un flop 2-4-x, mais un adversaire avait 44.
C'est la rencontre qui tue. Inévitable. Rien à vous reprocher.

2- le bad-beat
Malgré les probas hautement en votre faveur, les mauvaises cartes tombent..
Ils vont du classique AK craqué par Ax (genre cet AK vs A7)
au plus douloureux AA craqué par Kx.
Souvent la cause des plaintes du joueur (voir mes nombreux billets qui parlent de bad beat ..), d'insultes, et de destructions de souris, de claviers, voir même d'écrans..
Ils sont les plus difficiles à gérer psychologiquement (attention au tilt), bien sûr.
Dans ces cas là : Rien à vous reprocher. Ça arrive.

3- le coin-flip qui passe pas
De nombreuses situations s'apparentent à des coin-flip (= des pile-ou-face).
Les chances des 2 joueurs sont très proches (50%-50%) et c'est le hasard qui décide.
- exemple pré-flop : une rencontre poket paire vs overcards (55 vs AT)
- exemple au flop : un K qui fait paire sur un flop K-x-x vs un tirage couleur.
Idéalement, il faut identifier ce genre de situation, et éviter -lorsque c'est possible- d'engager votre tapis dans ces cas là. (essayez de voir la turn pour pas cher)

4- un jeu trop "loose" dû à la montée des blinds
- exemple pré-flop : vous touchez A6 UTG avec un petit tapis de 3 BB. Vous estimez que, au vu de votre stack et de votre position, votre main est suffisante pour y aller. Malheureusement la BB paye avec AT.
- exemple au flop : le "mauvais read". Vous touchez une middle paire et check-raisez le min CB d'un joueur loose, qui avait en fait touché une top paire.
La majorité des sorties de tournoi. Elles laissent un goût amer, car on se dit qu'on aurait pu sans doute attendre un meilleur spot..

5- un jeu trop "tight" face à la monté des blinds
- exemple pré-flop : vous avez décider de jeter le A6 UTG avec 3 BB ci-dessus. Idem, vous jetez un K2 en BB, et en SB cette fois-ci, vous êtes obligé d'envoyer votre tapis avec 55 alors que 4 joueurs ont limpé et vont probablement caller.
Souvent, il vaut mieux sortir de tournoi en ayant été trop loose que trop tight.

6- la bourde idiote
Missclic (vous cliquez trop rapidement sur "Raise" au lieu de "Fold")
Main mal regardée (vous pensiez avoir KK alors que vous n'avez qu'un KJ)
Situation mal jugée (vous mettez all-in sur la BB d'un petit tapis sans avoir vu qu'un gros stack était dans le coup)
Sisi, ça arrive parfois en mode multitabling. Ou que vos yeux pleurent de fatigue après des heures de jeu. Rarement quand même.

7- le tilt
Vous venez de vous prendre 3 bad set-up et 2 bad-beat. Vous passez sans vous en rendre compte en mode gamble.
Vous pushez all-in pour la 3ème fois consécutive avec 7-9s sur le 4-bet d'un joueur à priori sérieux. Tout ça pour défendre votre BB.
Est-ce utile de préciser : A éviter.



J'en oublie sans doute, mais je pense que les principales raisons à une sortie de tournoi sont là..
Si vous avez d'autres idées.. laissez-les moi en commentaires :)

15/01/2009

Raiser ses tirages ?

J'attaque directement (pas de fioritures !) avec deux récentes mains lors de petits DoN à 5$, où je touche de super tirages :

main 1 : un tirage QFR par les 2 bouts




Très joli tirage au flop, qu'il est difficile de lâcher, car la probabilité que je touche une suite ou une couleur sur les 2 prochaines cartes est de 53%.. (voir ce billet sur le calcul d'OUTS)

Son overbet montre de la force, mais je joue mes 53% et le pousse à tapis.
Il call, mais pas de chance, je ne touche pas.

C'est assez mal joué de ma part, car ma raise à tapis indique clairement un tirage (si j'avais eu un brelan ou double paire, je l'aurai simplement re-raisé x2 ou x3).

Parlant en premier, j'aurais du miser la moitié du pot pour gérer la taille du pot..


main 2 : encore un super tirage suite + flush




J'ai la position cette fois-ci, et malgré ce super tirage, j'ai retenu -depuis la main ci-dessus- que l'excès d'agressivité n'est pas forcément la bonne solution, surtout en DoN. Donc je simple-call ce tight-passif qui me min bet..

Idem turn, et call river de sa mise ridicule pour voir sa main.


Là je suis partagé, car une grosse re-raise au flop m'aurait peut-être permis d'arracher ce pot (je peux mettre la pression car je suis le plus riche), mais mon read était bon car il avait une top paire et n'aurait sans doute pas lâché sa main - notamment à cause de mon image d'agressif à cet instant .


Quoiqu'il en soit, il faut éviter de s'enflammer sur les tirages lorsqu'on a le choix (=tapis profond).
Le seul cas où c'est rentable de raiser un tirage, c'est lorsque votre adversaire est suffisamment tight pour folder directement..



Sinon j'ai fait hier le 16.5$ - 1800j de PS.
Je finis 48eme, pour 46$ de gain, un peu dég car les 27 premiers touchaient déjà plus de 100$, plus de 1000$ pour chaque joueur atteignant la table finale.

Pour décrire ce tournoi dans les grandes lignes :
- je pars avec une image de gambleur (beaucoup de calls pour aller chercher des flops et raise en position des joueurs tight qui limpent)
- je double sur un AA qui tombe au bon moment
- je sors 2 joueurs sur KK vs AA vs 88 qui touche un K (ah enfin je chatte !)
- de 3ème sur 1600, je me maintient et me retrouve 90èm sur 400.
- chip-lead confortable de ma table, je profite de la bulle pour voler 1 pot sur 2.
- après la bulle, je sors un mec qui avait une note "finaliste du Sunday Million" lorsque je call avec AQ son all-in AJs UTG. Je suis en confiance.
- je perds alors 1/3 de mon stack sur un A7s raisé au bouton. La BB double sur son 44. je ressers mon jeu et ne touche plus rien pendant quelques tours.
- on me change de table et me retrouve juste avant le chip-lead du tournoi qui a 5 fois mon stack, réduisant mon éventail de move à Push or Fold.
- 2 vols risqués avec A8 et A2s UTG, mais je commence à être très short.
- push K-10 au bouton avec 4BB, mais le chip-lead en SB call et me sort avec AK.

Je pense avoir optimisé mes mains, à part peut-être quelques min paires genre 55 et 77 dans des spots délicats, que j'ai jetés un peu facilement (juste après le coin-flip perdu A7s vs 44).

Bref, il faut évidement pas mal de chance pour s'imposer dans de tels MTT, mais je ne désespère pas, ça viendra..




Pour un finir je loupe un good laydown en 2.2$ - 180j.

Pour être honnête, j'ai instant call en pensant qu'il avait l'Ah ou Kh :




Je ne sais pas si beaucoup de joueurs auraient été capables de jeter cette main..

17/03/2008

Les mains de départ au Hold'Em

En Cash Game comme en Sit&Go, il faut bluffer au minimum.
Lorsque vous bluffez, il est évidemment préférable que personne ne vous suive, et pour cela, il faut apparaitre comme un bon joueur, c'est à dire s'être construit au préalable une image "serrée-agressive" pour être redouté de vos adversaires.

Cela implique 2 choses :
- sélectionner rigoureusement vos mains de départ.
- savoir calculer vos outs

Je vous propose un classement "personnel" des mains de départ (certes plutôt basique, mais simple à comprendre)
Groupe 1 : les mains qui tuent
AA, KK, QQ, JJ, AK
-> vous relancez x3 au moins dans toutes les circonstances
Groupe 2 : les bonnes mains
TT, 99, 88, AQ, AJ, KQ
-> vous payez si quelqu'un a déjà relancé et si vous êtes parmi les premiers à parler
-> vous relancez si personne n'a attaqué et si vous êtes parmi les derniers à parler.

Groupe 3 : les mains à accident
JT, QJ, KJ, AT, paires en dessous du 7
-> vous payez juste la big blind pour voir le flop.
Groupe 4 : les mains poubelles.
toutes les autres mains
-> vous jetez

Ensuite, avec ces quelques notions sur les outs, vous jouez prudents au flop et misez selon vos côtes et le pot.

Vous ne verrez que peu de flop (moins de 10%) mais en Cash Game, vous pouvez multiplier les tables pour recevoir plus souvent ces mains là.
En Sit&Go, il faut appliquer ce style de jeu en début de tournois, puis vous pouvez commencer à jouer plus large lorsque votre tapis vous le permet ou que les blinds vous y obligent.

Malheureusement il arrive aussi parfois, même si c'est rare, que votre paire de roi se retrouve face à une paire d'As. Pas de chance dans ces cas là, mais ça arrive, "that's poker" comme qui dirait..

Jouant ainsi, vous deviendrez lisible par les joueurs un minimum expérimentés, qui se coucheront lorsque vous relancerez et payeront lorsque vous ne relancerez pas dans l'espoir de trouver un flop favorable.



Pourquoi cette image ? Car vous serez alors une belle serrure (comme on dit), c'est à dire redouté par les autres joueurs, et vous pourrez profiter de votre image solide en optant pour :
- le slowplay : avec une main qui tue, vous attendez que ce soient vos adversaires qui vous relancent pour ne pas les effrayer. Attention : Vous pouvez les piéger mais vous risquez aussi de les laisser toucher un flop qui leur donnera l'avantage.
- le vol : vous relancez avec une main poubelle lorsque vous êtes le dernier à parler et n'avez pas vu de flop depuis longtemps, dans l'espoir que tout le monde se couche. Attention : Un bon vol est un vol rapide. Ne vous acharnez pas à voler si vous sentez de la résistance.

12/03/2007

Connaître ses adversaires ..

Quel joueur de poker ne s'est jamais fait sortir par un débutant ? Pourquoi même les meilleurs sont-ils déjà tombés face à des débutants ? Et bien c'est simple, nous ne pouvons pas lire leurs attitudes, car celles-ci sont bien souvent incohérentes.

Il me vient à l'esprit, pour illustrer ce propos, cette débutante (dont je garderai l'anonymat par crainte de représailles) qui arbore un large sourire chaque fois qu'elle a du jeu. Le problème, c'est qu'elle sourit tout autant avec un brelan qu'avec une slow paire.. N'ayant pas de référence sur la force de ses mains, elle suit facilement les enchères, quelque soit le montant (jusqu'à mettre son tapis). Impossible donc de jauger ses mains.

Bien sur, sur un grand nombre de mains, elle est forcement perdante, car il suffit d'attendre la main où elle ne PEUT PAS remporter le pot..

Bref, un des points les plus important au poker est de connaitre vos adversaires, et de vous adapter à leurs styles de jeu.

Voici les 2 catégories de base dans lesquels vous pouvez cataloguer vos adversaires afin de tirer le meilleur de chaque situation :
- loose : (=large) jouer toutes les mains ou presque / tight : (= serré) selectionner rigoureusement ses mains de départ
- agressif : relancer regulièrement / passif : se contenter de suivre


En fonction de ses caractéristiques, vous saurez donc à qui vous avez à faire : (classement de WAM-Poker)
* Le "large-passif": c'est le plus mauvais. Il joue "large" parce qu'il joue toutes les mains ou presque, sans discernement. En plus, il suit les mises et ne relance qu'une fois tous les 36 du mois. Lui, c'est le client idéal. Surtout ne suivez pas son exemple. Et si c'est un ami, conseillez-lui d'arrêter de jouer au poker!
* Le "large-agressif": il est dans tous les coups et il relance très souvent. C'est un fou dangereux, un perdant à la longue. Mais il peut faire très mal s'il est en chance! Méfiez-vous de lui. N'entrez pas dans son jeu et attendez-le plutôt au coin du bois avec un jeu canon!
* Le "serré-passif": celui-là, s'il entre dans un coup, il a toujours un gros jeu. Une main de premier choix. Donc méfiance. Mais d'un autre côté, il ne mise pas très fort. Il suit, il paye mais ne relance que quand il est sûr d'avoir le jeu gagnant. Sa stratégie, si vous l'avez identifiée, est donc trop prévisible pour qu'elle vous nuise vraiment...
* Le "serré-agressif": voilà le bon joueur! Le pro de la partie, très souvent. Il sélectionne rigoureusement ses mains de départ, pas tant par leur valeur absolue mais par leur valeur dans le contexte du coup. Son jugement est sûr. A côté de cela, il est agressif dans le sens où, quand il s'engage dans un coup, il n'hésite pas à prendre des risques et à miser gros. Cela ne veut pas dire qu'il ne bluffe jamais. Au contraire. Si la situation et les informations qu'il a recueillies lui font sentir une faiblesse chez le ou les adversaires, il sait frapper fort, même avec un jeu nul sur un flop terrifiant ! Si vous croisez un joueur comme ça, fuyez sa table...Ou plutôt, jouez pas à sa table mais évitez les coups contre lui si vous pouvez et observez sa stratégie pour vous en inspirer...

Je confirme : les pros jouent tous "serré-agressif", comme je l'ai découvert à mes dépends à l'Aviation Club.