Affichage des articles dont le libellé est stratégie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est stratégie. Afficher tous les articles

19/11/2012

Progresser au Poker [BD]

Quand on y réfléchit bien, il y a finalement quelques similitudes entre ceux qui débutent au poker et les joueurs professionnels..



Maintenant vous comprenez mieux le concept de "chance du débutant"..

20/12/2011

Mister Slow [BD]

Prendre son temps avant de jouer, c'est souvent une sage décision.
Par contre, ça peut énerver vos adversaires..


13/04/2011

Jeter sa paire d'as [BD]

La paire d'As est la meilleure main de départ possible au Hold'Em.

Pourtant, dans certaines circonstances, il faut savoir ce coucher.

Qui l'eût cru..



BD réalisée sur bitstrip.com

Situation :
Sur un satellite à 150 joueurs, vous êtes classé 15e sur 26, et c'est la bulle (seuls les 25 premiers gagnent leur place)
Vous touchez AA.. et le chip leader relance pour voler les blinds..
Que faites-vous ?


24/06/2010

check river ? value bet bien sûr !

La river tombe. Votre adversaire check et c'est à vous de jouer.
Votre jeu est fort, mais il y a des chances que votre adversaire ait mieux.
Que faire : check ou value-bet ?

Ci-dessous des exemples de mauvaises (ou très mauvaises) décisions que j'ai prises ces derniers mois dans ce spot :


1- exemple 1 : la prudence qui rapporte peu

Cash game 1-2$ au Bellagio (lors de mon séjour à Las Vegas).
Les joueurs à ma table ne respectent pas les raises pré-flop et sont assez agressifs dans l'ensemble.
Je limpe avec AT en position.
Nous sommes 4 joueurs à aller voir ce flop.
Le board : Axxxx.
Le premier de parole, envoie 2 barrels à 2/3 du pot et check la river.

Craignant le check-raise, je check aussi et remporte le coup face à A6.
Je manque le value-bet sur ce coup qui m'aurait sans doute rapporté quelques dollars de plus.

autre problème : La table voit ma main et se rend compte que je suis vraiment tight :/


2- exemple 2 : le mauvais read qui coute cher

SnG Live 10€.
Il reste 4 joueurs et nous sommes à la bulle. Le chip leader (60% des jetons) est très agressif et raise beaucoup préflop.
Ici, il limpe simplement UTG, je choisit d'aller voir le flop au bouton avec A2s.
flop : A4J. Il bet et je call. Mon limp préflop n'indique pas d'As, il peut essayer de voler avec un J ou un tirage.
Turn : 9. Il check. Je mise, il call.
River : 6. Il check et me voyant devant, je bet à hauteur du pot (j'engage les 3/4 de mon tapis restant).
Il call avec A8 et je sauterai quelques tours plus tard, 4e.


Je m'en suis voulu car je mise à turn en prévoyant un check check à la river. Mais j'ai finalement changé d'avis bien que la river soit un blank.
Mauvais read. Et mauvaise décision car il n'aurait sans doute pas payé avec moins bien que moi..
Ce value-bet était trop risqué vu la taille des tapis.


3- exemple 3 : le danger du check-raise

SnG online 1$-45j.
30 joueurs restants. Le tapis moyen est à 2200 environ.
J'ai 6600 et le chip lead (à ma table) à 7000.
blind 100-200.

Le CL mise 600 UTG et je limpe au bouton avec KQ.

Flop : 77J. Il check et je mise 600 dans ce pot à 1400. Il call
Turn : 5. Il check et je mise 1000. Il call encore.
River : K. Il check de nouveau. J'ai exclu depuis le flop le A7 ou 7x et le vois plutôt sur un AJ. Je bet 2000 et il me relance à tapis.
Je rajoute très betement les 2400 restants. Pour constater qu'il a 77.
Ouch. "TILT"





D'instinct, on a tendance à checker la river avec ces mains qui sont bonnes sans être extraodinaires.. et parfois on devrait..


Et même si c'est risqué de miser dans ces situations, cette décision a des avantages :
- il n'y a pas de raisons de ne pas essayer de ramasser un peu plus si on se pense devant.
- si votre adversaire fold, vous pouvez muck, ce qui empeche les autres joueurs d'avoir des infos sur votre jeu.
- vous pouvez même arriver à faire jeter la meilleure main, avec un peu de chance. (comme Benyamine dans cette vidéo des High Stakes Poker ci-dessous)


20/08/2009

Magazine CardPlayer d'Août 2009

35°, les pieds dans le sable.

Comme chaque année (ou presque) ma voisine sort son magazine, de type Voici ou Gala -ou Cosmo-.

Sur ce coup, je call : j'ouvre mon sac et en sors ma récente acquisition : le CardPlayer du mois d'Août.


Pour 4€50, vous avez droit à un contenu plus riche (forcément) que celui de City Poker, que l'on m'avait distribué gratuitement en Juin dans le métro.


La Une met en avant le parcours des Français aux WSOP, il n'en fallait pas plus pour je me laisse tenter.


Dans l'édito, la rédaction confie à Antoine Saout la délicate mission de remporter le Main Event. Une vision chauvine pas très réaliste au regard de la cote d'Antoine (de 1 contre 19)


Un sujet complet traitera d'ailleurs l'épreuve du Main Event.. mais sera publié dans le numéro de Septembre, .. zut !



Dans la section Actualité, voilà quelques infos que j'ai notées :
- Howard Lederer, l'un des side better vs Phil Ivey, est actionnaire de Fulltilt (un moyen imparable pour se faire sponsoriser :p)

- Shirley Bousquet (sponso Unibet) m'intrigue lorsqu'elle déclare ne pas aimer les tournois rebuy car "l'argent influence sur le résultat et avantage trop ceux qui ont les moyens"
Faudra qu'on m'explique en quoi c'est justement différent pour les rebuy..
Bref.. elle évoque un projet sur le poker en cours avec les Nous c'est Nous (Jean Dujardin, Bruno Salomone,..) dans lequel l'action se déroulera sur un tournoi. A suivre..

Sinon il est toujours sympa d'avoir sur format papier le calendrier des WCOOP de PS.. qui débutent le 3 Septembre (buy-in mini à 109$ quand même)


Ensuite, dans la section Technique :
- Phil Helmutt décrit une main : QQ flop Qxx. Son adversaire se couche à la turn face à un pot bet de Phil qui lui coupe les tirages. Bien joué Phil..

- Todd Brunson nous explique les règles d'un jeu qui consiste à lancer une balle de Ping Pong dans des gobelets de bière (une sorte de jeu du Caps à l'américaine). Je me demande encore ce que cet article fait dans la section stratégie..


- John Vorhaus donne d'intéressants conseils sur le gain/la perte de value :
"Si un type est en tirage et que le tirage apparait, inutile de vous lamenter et inutile de nier la réalité. Faite tout simplement parole, couchez-vous, et attendez un meilleur moment"

- Craig Tapscott donne un exemple check-raise à tapis à la river en pur bluff :
Avec 97 en main, board 54288. Après un check-call au flop, il donk bet la turn et profite du 8 à la river pour check-raise à tapis (un bon moyen de représenter le brelan de 8 ou le full). En tout cas, dans son exemple ça marche car son adversaire se couche.



Enfin, dans la section Histoire de Poker un article décrit longuement une photo des WSOP de 1983. Photo d'"anthologie" mais non publiée .. Un oubli du maquettiste ?


Malgré ces quelques imperfections, l'exemplaire en ma possession n'a pas survécu aux effets combinés du sable, de l'air salé, et de ma lecture intensive : la couverture et quelques pages se sont déjà détachées. (on peut dire qu'il a déjà bien vécu)



A voir aussi, pour les curieux, la section blogs du site (FR) de CardPlayer : poker-magazine.fr (blogs de Daniel Negreanu, de Scotty N'Guyen..)



Dernier mot :
Vous publiez un magazine de poker ?
Envoyez moi votre magazine, je m'engage à donner mon avis sur ce blog, et ce à titre gracieux :)

30/12/2008

Poker vs Rapido : impact du hasard

Me baladant par hasard sur le site Arteradio, je suis tombé sur une interview d'un anonyme, accro comme des milliers d'autres, aux jeux de hasard.

Cette interview est intitulée : « Un addict de la Française des Jeux ».



résumé : Comme des millions de Français, Daniel donne son argent à la Française des Jeux en échange de bouts de papier à gratter.

Il nous raconte son addiction au Rapido, l'équivalent du crack pour les jeux de hasard : effet bref et intense, accoutumance immédiate, détresse à prévoir.

Un podcast qui fait réfléchir, car la situation du mec est loin d'être enviable..

Qu'est ce qui nous différencie, moi -l 'addict au poker- et le mec interviewé -addict au rapido ?

Il y a évidement le coté "stratégie", qui différencie le poker des autres jeux de hasard classiques.

En énumérant les différents jeux d'argent, on remarque que hasard et stratégie sont complémentaires.
Plus il y a de stratégie, moins il y a de hasard (et vice-versa)

Par ordre de hasard décroissant :
1- Les jeux à gratter (aucune stratégie)
2- Les jeux de tirage (stratégie très limitée = multiplier les grilles)
3- Les paris sportifs et poker (stratégie + hasard)
4- Les échecs (jeu d'argent non officiel dans certains squares aux US, sans hasard)


Au poker, comme au rapido, il y a pas mal d'addicts.
C'est sans doute dû à la part de hasard.. qui permet même à celui qui n'a jamais joué d'avoir de chances de gagner.

Mais toute la différence est là :
La stratégie du poker est de chercher à réduire la part de hasard


Le problème en No-Limit : On trouvera toujours un adversaire qui vous surrelancera à tapis, vous forçant à jouer un 50-50, un 60-40 ou mieux.
Dans ces cas là, c'est alors à nous d'estimer si ce coin-flip est bon à prendre ou pas..

exemple: sur la main ci-dessous (la première d'un DoN à 5$), j'accepte de payer le all-in d'un adversaire car je pense être devant. Sans doute mal joué, car même si en effet je suis devant -et de loin, un fold me laissait avec suffisamment de jetons pour garder toutes mes chances..





On a donc beau essayer de réduire au max la part de hasard en sélectionnant au mieux ses mains et les adversaires contre qui on les joue, le hasard intervient toujours.

En tournoi, la stratégie optimale comporte une bonne dose d'agressivité.
Notamment en fin de tournois, lorsque les blinds sont élevées, ça se joue souvent sur un coin-flip, car on ne peut plus se permettre de jeter une bonne main lorsqu'on en touche une ..

Ce n'est pas Elky qui me contredira, lui qui a gagné l'EPT des Bahamas cette année, après 2 AK qui sont passés face à JJ et.. KK ..
(voir sur pokertube : episode 1 - episode 2 - episode 3)


Posez vous la question : quelle est l'influence du hasard sur vos résultats ?
Vous pouvez bien sûr jouer comme ce gambleur (vidéo youtube)



.. et avoir une moule d'enfoiré..
mais c'est logique : plus vous croyez au hasard, moins vous aurez de résultats réguliers (ce que je constate en ce mois de Décembre où je stagne)

Et si vous croyez au hasard, mettez vous au Rapido..

13/11/2008

Le format Double or Nothing

J'ai testé sur Pokerstars le format "Double or Nothing" dont j'avais entendu parler sur le blog de checkman :
10 joueurs. 5$ l'entrée, les 5 premiers repartent avec 10$, et les 5 derniers avec rien. (hors le rake de 4% du mode turbo).

Résultat pour l'instant : 20 victoires pour 10 défaites. Donc en positif de 44€. Heureusement, mais coté bankroll ça me permet surtout d'amortir les frais d'entrées des tournois à 45 et 180 joueurs, où je rame un peu ces derniers jours.

Du point de vue Rentabilité, le "D.or N." est comme le HU. Ou on double, ou on perd. C'est donc plus risqué que les Sit & Go à plusieurs tables : pour un même gain de 100$, on peut y arriver avec 2$ de mise en MTT, alors qu'il faudra miser 100$ en D. or N.

D'un point de vue Jeu, par contre, c'est bien plus facile qu'en HU, (surtout si vous êtes habitué aux tournois) car tout la plupart du temps, les joueurs sont très très tight et attendent que les autres sortent.


La stratégie à adopter :

1- essayer de se mettre à l'abri avant que les blinds ne soient trop lourdes (atteindre environ 2 fois le stack de départ) en multipliant de petits vols. Et éviter les joueurs loose qui cherchent la confrontation, bien sûr.

2- respecter les gros tapis, qui vous laisseront en général vos blinds en retour (une sorte de coalition contre les petits tapis s'instaure alors)

3- ne pas laisser les blinds des petits tapis (des raises à 2BB suffisent en général) et gambler lorsque le stack le permet.

Lorsque c'est la lutte entre 2 petits tapis pour la survie (à la bulle). Ça donne parfois des situations amusantes comme :
- des calls "familiaux" : tout le monde paye pour sortir le stack le plus petit qui est à tapis
- de grosses mains jetées pour survivre : par exemple un J-J qu'on lâche en BB face à un gros chip-leader qui se commite, sachant que le petit stack ne survivra pas à la BB qui arrive..
- ou autres exemples mentionnées sur le blog de checkman (oui son article là dessus est bien foutu)


Bref, le "Double or Nothing" a des adeptes, mais quand on reste en micro limite, on y gagne pas beaucoup :)

On peut le constater sur ma courbe de bankroll : Celle-ci stagne depuis ma grosse perf en MTT.

Ça continue de monter quand même.. 870$ à ce jour.

Mais on ne m'enlèvera pas de l'esprit que les MTT sont bien plus Rock'n'Roll que les D. or N. !



D'ailleurs, en parlant de Rock'nRoll, j'ai eu la chance de voir l'attendu Rock'N'Rolla, le nouveau film de Guy Richie, dans la lignée d'Arnaques, Crimes et Botanique et de Snatch.
Je vous le conseille, il est excellent.

26/05/2008

Le principe du MiniMax : une justification du bluff ?

Voici une citation de Philip K. Dick, dans Loterie Solaire, un roman de SF que j'ai lu récemment, à propos de La stratégie au poker, dans les affaires et la guerre :
".. une bonne stratégie nécessite l'utilisation du principe du "minimax", c'est à dire une politique fondée sur la possibilité d'une série de chances hautement variables, adoptée en tenant compte que l'ennemi pourra découvrir votre jeu. Mais, pour qu'il ne puisse pas la découvrir, on brouille le jeu en rendant la stratégie indeterminée, à l'aide de jeux de hasard.."

Minimax est la méthode qui minimise vos pertes et maximise vos gains, comme il est décrit sur cette page wikipédia. Donc une théorie interéssante pour le poker :)

Moi même je ne comprends pas tout aux fonctions mathématiques dont parle cette article, mais ce qui me semble intéressant est l'intervention du hasard dans cette stratégie.

Au poker, si vous ne jouez que vos bonnes mains, vous jouerez 1 pot sur 20, et vos adversaires se coucheront à ce moment là, donc même si vos pertes seront minimales, vos gains le seront aussi. De plus, vous vous ferez ronger par les blinds, donc serez perdant.

Jouer trop sérieux n'est donc pas une stratégie très rentable, elle nécessite d'ailleurs pas mal de chance, car si vous ne touchez aucune bonne main pré-flop, vous ne rentrez dans aucun pot..


Une stratégie Minimax consiste donc à jouer plus de mains, de parfois placer des relances avec des mains marginales. Si vous relancez souvent, vos adversaires ne sauront pas si vous êtes sérieux ou non. La seule manière pour eux de le savoir est de vous sur-relancer. Si vous n'avez rien, vous pouvez vous coucher de suite, et si vous avez quelque chose, vous rentabiliserez votre bonne main.

Bref, cela revient au fait de jouer agressif, plutôt tight en tournoi (lorsqu'il y a beaucoup de joueurs à votre table, ne pas jouer trop de mains tout de même) et plutôt loose en Heads-up.


Le but est de rendre volontairement sa façon de jouer incohérente pour rendre son jeu peu lisible, et de réussir à se faire payer sur ses bonnes mains.

Le bluff part de ça à mon avis : c'est une mise placée à un moment aléatoire, dans une position aléatoire, uniquement basée sur le fait que votre adversaire n'a rien et peut avoir peur de votre mise, et vous laisser le pot. Il contribue à vous donner une image de joueur "imprévisible" et donc dangereux.
Si vous savez qu'un adversaire en face de vous est capable de bluffer, vous suivrez plus facilement ses relances, ce que vous ne feriez pas face à une serrure.

Pour illustrer tout ça, ci-dessous une main jouée par Scotty N'guyen, qui sur-relance avec une poubelle, et qui fait bien exprès de montrer sa main (il brouille les pistes en montrant qu'il est capable de relancer avec rien, et énerve un peu son adversaire au passage)



Respect Scotty ..

17/05/2008

La journée à 55$

Ma bankroll reprend du poil de la bête (375$ à ce jour), grâce notamment aux Sit&Go à 45 joueurs. A se demander pourquoi j'ai été m'aventurer sur les heads-up, où je stagnais depuis début Mai..

Jeudi donc, journée très rentable, avec 55$ dans la journée (le nouveau petit pic sur la courbe), répartis ainsi :
- SG 1$ : 12$ de gains vs 6$ d'inscriptions = +6$
- SG 3$ : 42 $ de gains vs 3$ d'inscriptions = +39$
- HU 2$ : 3 victoires = +6$
- CG : + 4$

On est pas très loin de mon objectif quotidien à long terme : 60$ par jour.

Ma stratégie a eu du succès ce jour là : démarrage sur de petites limites, puis réinvestissement des gains sur de plus gros tournois (j'ai certes eu de la chance que le premier tournoi à 3$ paye). Ensuite j'étais en confiance, inarrêtable en HU comme en CG (où je remettais les pieds pour la première fois depuis longtemps)

Malheureusement, c'est pas toujours aussi facile..

Il faudrait que je mise plus pour gagner plus, mais je suis encore trop flippé de faire des journées en négatif (on est jamais à l'abri d'un bad-run). Sans doute serais-je plus serein lorsque j'aurai 400$ de coté ?

17/03/2008

Les mains de départ au Hold'Em

En Cash Game comme en Sit&Go, il faut bluffer au minimum.
Lorsque vous bluffez, il est évidemment préférable que personne ne vous suive, et pour cela, il faut apparaitre comme un bon joueur, c'est à dire s'être construit au préalable une image "serrée-agressive" pour être redouté de vos adversaires.

Cela implique 2 choses :
- sélectionner rigoureusement vos mains de départ.
- savoir calculer vos outs

Je vous propose un classement "personnel" des mains de départ (certes plutôt basique, mais simple à comprendre)
Groupe 1 : les mains qui tuent
AA, KK, QQ, JJ, AK
-> vous relancez x3 au moins dans toutes les circonstances
Groupe 2 : les bonnes mains
TT, 99, 88, AQ, AJ, KQ
-> vous payez si quelqu'un a déjà relancé et si vous êtes parmi les premiers à parler
-> vous relancez si personne n'a attaqué et si vous êtes parmi les derniers à parler.

Groupe 3 : les mains à accident
JT, QJ, KJ, AT, paires en dessous du 7
-> vous payez juste la big blind pour voir le flop.
Groupe 4 : les mains poubelles.
toutes les autres mains
-> vous jetez

Ensuite, avec ces quelques notions sur les outs, vous jouez prudents au flop et misez selon vos côtes et le pot.

Vous ne verrez que peu de flop (moins de 10%) mais en Cash Game, vous pouvez multiplier les tables pour recevoir plus souvent ces mains là.
En Sit&Go, il faut appliquer ce style de jeu en début de tournois, puis vous pouvez commencer à jouer plus large lorsque votre tapis vous le permet ou que les blinds vous y obligent.

Malheureusement il arrive aussi parfois, même si c'est rare, que votre paire de roi se retrouve face à une paire d'As. Pas de chance dans ces cas là, mais ça arrive, "that's poker" comme qui dirait..

Jouant ainsi, vous deviendrez lisible par les joueurs un minimum expérimentés, qui se coucheront lorsque vous relancerez et payeront lorsque vous ne relancerez pas dans l'espoir de trouver un flop favorable.



Pourquoi cette image ? Car vous serez alors une belle serrure (comme on dit), c'est à dire redouté par les autres joueurs, et vous pourrez profiter de votre image solide en optant pour :
- le slowplay : avec une main qui tue, vous attendez que ce soient vos adversaires qui vous relancent pour ne pas les effrayer. Attention : Vous pouvez les piéger mais vous risquez aussi de les laisser toucher un flop qui leur donnera l'avantage.
- le vol : vous relancez avec une main poubelle lorsque vous êtes le dernier à parler et n'avez pas vu de flop depuis longtemps, dans l'espoir que tout le monde se couche. Attention : Un bon vol est un vol rapide. Ne vous acharnez pas à voler si vous sentez de la résistance.

29/09/2007

Sit & Go ou Cash Game ?

2 types de parties existent sur les sites de poker : le Sit & Go et le Cash Game.

Dans les 2 cas, ça reste du poker. Il faut savoir être patient : Ne jouer que les bonnes mains, et les jouer agressivement. (Le style serré-agressif est le seul qui tienne à la longue). Il ne faut donc pas insister lorsque vous sentez que vous arrivez au bout de votre patience. Ne vous acharnez pas ! Reposez vous, prenez l'air, changez vous les idées. Vous avez besoin d'être dans des conditions optimales pour profitez de ceux qui sont en tilt :)

Après quelques heures (quelques journées ?) passées sur ces 2 modes de jeu, voici ce que j'en retire -> un comparatif d'expert, rien que pour vous :

1- le Sit & Go : c'est le mode tournoi. "je suis joueur"
Plusieurs joueurs payent leur inscription au tournoi, et la cagnotte est partagée entre les premiers.
Les blinds augmentent au fur et à mesure. Ce qui pousse les joueurs à se lancer dans les pots, même avec des mains moyennes.
Le secret du Sit&Go : jouer en fonction de son classement -> être très agressif par rapport aux petits tapis, et ne pas hésitez à voler les blinds lorsque celles si deviennent importantes et que vous commencez à être short.
L'inconvénient : Beaucoup de hasard surtout vers la fin de tournoi.
Les joueurs balancent leurs tapis sur n'importe quelle paire ou dès qu'ils touchent un as.
De plus, vous pouvez passer 4h sur un tournoi pour finir dans les non-payés. (faible rapport temps passé / rentabilité)
L'avantage : Vous êtes sur de ne pas perdre plus que l'inscription au tournoi et pouvez gagner beaucoup en un seul tournoi.
Idéal lorsque vous débutez ou que vous voulez jouer décontracté.

2-Le Cash Game : c'est le mode réel. "je vise la rentabilité"
Chaque joueur met de l'argent en réel sur la table. Il faut compter d'avoir environ 100 fois la big-blind pour être tranquille au départ.
Le secret du Cash Game : jouer sur plusieurs tables en même temps, et uniquement lorsque vous êtes sur de l'emporter.
Dès que vous passer en positif sur une table (+ 10% par rapport à la mise de départ), vous fermez la fenêtre, et en ré-ouvrez une, afin d'accumuler progressivement vos gains en minorant vos pertes (lorsque vous avez déjà perdu 50% de votre mise de départ, je conseille d'abandonner cette table et d'en ouvrir une autre).
Fixer vous des objectifs à atteindre, et ne tombez pas dans le piège du "je reste encore un peu sur cette table histoire de gagner un peu plus"
L'inconvénient : Vous pouvez perdre beaucoup d'un seul coup.
La concentration doit être maximale. Les joueurs en face de vous seront prudents et sauront profiter de la moindre de vos faiblesses.
L'avantage : ce mode est le plus rentable. Le fait de jouer sur plusieurs tables vous permet d'augmenter vos chances d'avoir de fortes mains, et donc de remporter des pots, que vous pouvez encaisser directement.

Mon conseil (qui aussi celui de la plupart des joueurs expérimentés) est donc de se baser sur le Cash Game pour financer vos inscriptions aux tournois (Sit&Go).

Sinon, quelque soit le mode de jeu, il faut toujours savoir que le bad beat nous guette. Un coup de malchance est toujours possible : A tout moment, vous pouvez sortir d'un tournoi, ou alors encore pire perdre votre tapis en cash game.

Je rappelle donc au passage qu'il ne faut pas jouer de l'argent que l'on est pas prêt à perdre.

09/07/2007

Jouer avec ses jetons : les Chip Tricks

Sur le web, on peut trouver moultes vidéos des WSOP, de conseils de pros, mais aussi ce que l'on appelle les Chip Tricks :


Illustrations : Les Chip Tricks






Alors c'est sur que l'on peut perdre un maximum de temps à essayer de faire de jolies roulades de jetons, mais elle sont utiles votre image -très importante sur une table de poker-.

Un article de pokernews.com, livre même une liste des raisons de se mettre aux Chip-Tricks...
(Intimidation, Image à la table, Antidote au stress,Cacher des tics (Tells),Etre remarqué et respecté,Garder la concentration,Jouer de votre image, ..)

Conclusion : Le poker est un jeu de psychologie. Vos jetons et la façon dont vous les manipulez font partie de cette partie psychologique...

17/04/2007

L'embrouille des maths

Vu mes récents résultats -pitoyables- en tournoi, j'ai dévoré avec intérêt ce récent post publié sur le blog poker de Libé, qui m'a amené sur un article intitulé "la physique des tournois de poker" écrit par Clément Sire, un mec que je ne connais pas, mais qui a l'air d'être sacrement calé en sciences.

La particularité des tournois est l'augmentation exponentielle des blinds, qui finissent rapidement par arriver à la hauteur de votre tapis. La stratégie de jeu doit donc forcément être plus agressive que dans une partie pour le "fun" (=sans augmentation des blinds), où vous pouvez tenir des heures en vous couchant et en attendant des As-Roi ou des top paires.

Dans les tournois, certains joueurs deviennent rapidement 3 à 4 fois plus riches que vous, et donc n'hésitent pas longtemps à vous payer lorsque vous vous décidez enfin à vous lancer.

Il est donc indispensable de remporter des pots rapidement, sans attendre d'avoir de bonnes mains, mais juste en saisissant les bonnes occasions : celles où personne n'a grand chose, et où vous sentez que votre bluff peut passer.

Ensuite vos bluffs seront plus impressionnants lorsque vous serez plus riche que les autres (on vous suivra moins par "curiosité")

Monsieur Clément donc (l'auteur de l'article) a cherché à modéliser les différentes situations en tournoi en fonction de la hauteur de son tapis en pourcentage par rapport au tapis moyen (n'hésitez pas à relire cette phrase) et nous sort le graphe suivant :

f(X) représente la probabilité de trouver un joueur ayant la fraction X du tapis moyen.
-> on a 0,8 = 80% de chance de trouver qqu'un qui ait X = 1/2 = la moitié du tapis moyen
-> on a 0,15 = 15% de chance de trouver qqu'un qui ait X = 2 = deux fois la moitié du tapis moyen


F(X) c'est f(X) en cumulé : c'est la proportion de joueurs ayant un tapis inférieur à X
-> lorsqu'on a X = 1/2 = la moitié du tapis moyen, on a 0,25 = 25% de chance que qq'un ait un tapis inférieur
-> lorsqu'on a X = 2 = deux fois le tapis moyen, on a 0,9 = 90% de chance que qqu'un ait un tapis inférieur, donc juste 10% de chance de trouver qqu'un de plus riche que nous.


Trivial me direz vous ! Quel est la conclusion de tout ça ?
-> En tournoi, lorsqu'on a 2 fois le tapis moyen (ou plus), on est au dessus de la masse des autres joueurs.
Ce "stock" de jetons suffit à impressionner et vous vous faites plus facilement respecter par les autres joueurs
(1-on vous bluffera moins et 2-vos bluffs auront plus de chance de passer)

28/03/2007

Stratégie de tournoi

On m'a demandé hier soir :
- "Mais pourquoi chercher à connaitre le jeu de ses adversaires alors que le but du jeu est d'avoir la meilleur combinaison possible ?" (la question émanait d'une blonde, dieu l'en pardonne)
- "et bien c'est simple, si tu attends d'avoir une Quinte Flush Royale pour miser, tu peux attendre longtemps ma cocotte !"

Il ne faut donc pas avoir LA meilleure combinaison possible, mais UNE meilleure combinaison que celles de vos adversaires, d'où l'intérêt de pouvoir interprêter ce que vous avez sous les yeux.

Dans les parties réelles (par opposition aux parties virtuelles sur internet), vous pouvez tirer des infos des attitudes de vos adversaires :
- l'un respirera le bluff car il ne pourra s'empecher de ronger ses ongles après avoir mis son tapis
- l'autre par contre sera complètement serein et ne pourra retenir un sourire qui dévoilera son jeu d'enfer.

A partir d'un certain niveau -que je n'ai pas encore atteint- vous ne pourrez vous baser sur mimiques faciales et corporelles, car les joueurs arrivent à avoir une maitrise complète de ces indices, et ne se géneront pas pour vous mener en bateau..

Rien de tout celà ne transparait avec le poker en ligne, et la seule chose que vous pourrez interpreter sera la façon de miser de vos adversaires, en fonction de ce que vous aurez appris sur les joueurs (l'un sera agressif, l'autre jouera large.... voir ce billet sur les attitudes )

Ce qui m'amène à là où je voulais en venir (ça tombe bien) : Le seul indice rééllement fiable est la façon de miser. En nous faisant travailler cette art de la mise, le poker en ligne est très formateur. Donc entrainez vous en ligne !

Voici un article de www.pokerligne-fr.com qui explique la stratégie de base pour un tournoi en ligne (les conseils s'appliquent aux autres types de tournois), stratégie validée par aldanjah en personne. Cette stratégie est évolutive : elle n'est pas la même selon la phase de jeu (en tournoi, les blinds augmentent progressivement).

En gros, (je sens que ca vous soule de cliquer) :
1- en début de tournoi, il faut jouer très serré (ne miser que sur les très bonnes mains ou suivre pour vior les flops peu chers)
2- puis vous pouvez commencer à placer quelques bluffs (genre au bouton lorsque tout le monde a passé post-flop)
3- soyez agressif, faites peur à vos adversaires lorsque les blinds deviennent importantes.

Maintenant plus d'excuses pour perdre. Vous savez que la chance n'a rien à voir dans tout ça :)