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17/10/2013

La chaîne alimentaire [détournement]

Parce qu'il est important d'éduquer les plus jeunes..


Un détournement à la sauce poker de la bulle Une Histoire de chaine alimentaire

19/11/2012

Progresser au Poker [BD]

Quand on y réfléchit bien, il y a finalement quelques similitudes entre ceux qui débutent au poker et les joueurs professionnels..



Maintenant vous comprenez mieux le concept de "chance du débutant"..

13/01/2012

Non aux vols de big blinds ! [détournement]

Avoir un joueur loose agressif à sa droite, ce n'est pas idéal.

Il y a de fortes chance qu'il ne résiste pas à la tentation de voler vos big blinds.


 Et ça, ça peut vous indigner :


(détournement de "la fille au pépito" indignée du  reportage photo Rue89)



voir pire, si vous êtes de nature fragile..



(détournément du tiltant Leave Britney Alone)



Bref, n'hésitez pas à 3-bet 

27/12/2011

Kamikaze [BD]

Au poker, il arrive souvent qu'on se fasse sortir trop tôt d'un tournoi qu'on aurait aimé jouer jusqu'au bout..
Il est par contre moins fréquent de se voir rester malgré nous..


25/10/2011

Bonne ou mauvaise décision ? [BD]

Un bon joueur de poker est avant tout un joueur qui a une bonne lecture du jeu, et qui arrive à prendre les bonnes décisions dans les situations délicates

Malheureusement pour nous, il n'y a pas encore de recette miracle pour faire les bons choix à tous les coups..
S'il suffisait de suivre ses intuitions, ça serait un peu trop facile..




Une seule chose à retenir : mieux vaut être l'agresseur que l'agressé.
Surtout si vos intuitions sont foireuses..

05/03/2009

Bilan Février

+195$ sur ce mois de Février (vs 230$ en Janvier)

Gains par jour:


Les raisons de si peu de gains :
- Une première semaine sans jouer
- Une journée tilt à -70$
- Des tentatives "onéreuses" sur de gros MTT.

J'ai en effet appris qu'un cousin avait remporté 6k$, en finissant 2ème d'un $8 + R.. Soit 2 fois le fruit d'une année de grindage, en une seule soirée..

Je me suis donc essayé à qques MTT - 11$ à 2000j ou +, mais pas un seul ITM.. pour l'instant.


Par contre, une progression à noter, je me suis installé en DoN à 5.2$ où je tri-table mini avec un ROI de 7% (vs 5% en janvier).

Mon ROI de SnG est à 61% (merci les 2.2$-180j où je fais 2 secondes places) soit le même ROI qu'en Janvier.


Coté mains,

Je touche un AA sur la première main d'un DoN, en SB.
Beaucoup de limpers, donc pas question de slowplay, mais le bouton (un gros donkey) call.. et paye mon all-in au flop pour toucher l'un de ses 4 outs..


Un steal malin :
premier levels de blinds, je limp un 2bet d'un mec sérieux (que j'ai déjà croisé plusieurs fois) sur ma BB avec AJ.
Sur un flop Qxx, je passe à l'offensive avec une petite CB, et je call sa min re-raise comme si j'essayais de le trapper.
Turn : x. Check pour le laisser miser : il met 1/4 du pot.
Cc'est le signe de weakness que j'attendais et je le re-raise rapidement. Il lâche sa main. Vol réussi.
D'où l'intérêt de la note que j'avais prise sur ce joueur !


Et pour finir l'analyse d'une main jouée par Franckey sur un DoN à 5.2$ :
Il touche AK en début de parole. blinds 10/20.
Il reraise à 70 un limper (J1), c'est normal, AK préfère chasser les curieux préflop. Mais un mec (J2) derrière lui met alors 200. C'est callé par J1.
Que faire : 1=jeter 2=caller 3=re-raise

Il y a de fortes chances pour que J2 est une main très forte ici, car il relance Franckey, qui a déjà relancé. (au mieux AK, JJ ou QQ et au pire KK ou AA)
La meilleure solution est sans doute la 2=caller, et de voir si le flop apporte un A ou un K. Si aucun K ou aucun A au flop : c'est check-fold.

Mais Franckey est un gambleur-agressif, il relance à 620 (1/3 de son tapis) et paye J2 qui met son all-in. J1 s'est couché.
J2 montre AA.. c'était prévisible..
Seulement sur ce coup Franckey a chatté, no luck pour J2..

Malgré tout, c'est mal joué. Il ne faut pas jouer trop agressivement les AK ou AQ dans les premiers niveaux de blinds, surtout dans un DoN, où la survie est plus importante que la prise de risque..


Donc message pour Franckey : soit plus prudent !

30/12/2008

Poker vs Rapido : impact du hasard

Me baladant par hasard sur le site Arteradio, je suis tombé sur une interview d'un anonyme, accro comme des milliers d'autres, aux jeux de hasard.

Cette interview est intitulée : « Un addict de la Française des Jeux ».



résumé : Comme des millions de Français, Daniel donne son argent à la Française des Jeux en échange de bouts de papier à gratter.

Il nous raconte son addiction au Rapido, l'équivalent du crack pour les jeux de hasard : effet bref et intense, accoutumance immédiate, détresse à prévoir.

Un podcast qui fait réfléchir, car la situation du mec est loin d'être enviable..

Qu'est ce qui nous différencie, moi -l 'addict au poker- et le mec interviewé -addict au rapido ?

Il y a évidement le coté "stratégie", qui différencie le poker des autres jeux de hasard classiques.

En énumérant les différents jeux d'argent, on remarque que hasard et stratégie sont complémentaires.
Plus il y a de stratégie, moins il y a de hasard (et vice-versa)

Par ordre de hasard décroissant :
1- Les jeux à gratter (aucune stratégie)
2- Les jeux de tirage (stratégie très limitée = multiplier les grilles)
3- Les paris sportifs et poker (stratégie + hasard)
4- Les échecs (jeu d'argent non officiel dans certains squares aux US, sans hasard)


Au poker, comme au rapido, il y a pas mal d'addicts.
C'est sans doute dû à la part de hasard.. qui permet même à celui qui n'a jamais joué d'avoir de chances de gagner.

Mais toute la différence est là :
La stratégie du poker est de chercher à réduire la part de hasard


Le problème en No-Limit : On trouvera toujours un adversaire qui vous surrelancera à tapis, vous forçant à jouer un 50-50, un 60-40 ou mieux.
Dans ces cas là, c'est alors à nous d'estimer si ce coin-flip est bon à prendre ou pas..

exemple: sur la main ci-dessous (la première d'un DoN à 5$), j'accepte de payer le all-in d'un adversaire car je pense être devant. Sans doute mal joué, car même si en effet je suis devant -et de loin, un fold me laissait avec suffisamment de jetons pour garder toutes mes chances..





On a donc beau essayer de réduire au max la part de hasard en sélectionnant au mieux ses mains et les adversaires contre qui on les joue, le hasard intervient toujours.

En tournoi, la stratégie optimale comporte une bonne dose d'agressivité.
Notamment en fin de tournois, lorsque les blinds sont élevées, ça se joue souvent sur un coin-flip, car on ne peut plus se permettre de jeter une bonne main lorsqu'on en touche une ..

Ce n'est pas Elky qui me contredira, lui qui a gagné l'EPT des Bahamas cette année, après 2 AK qui sont passés face à JJ et.. KK ..
(voir sur pokertube : episode 1 - episode 2 - episode 3)


Posez vous la question : quelle est l'influence du hasard sur vos résultats ?
Vous pouvez bien sûr jouer comme ce gambleur (vidéo youtube)



.. et avoir une moule d'enfoiré..
mais c'est logique : plus vous croyez au hasard, moins vous aurez de résultats réguliers (ce que je constate en ce mois de Décembre où je stagne)

Et si vous croyez au hasard, mettez vous au Rapido..

26/05/2008

Le principe du MiniMax : une justification du bluff ?

Voici une citation de Philip K. Dick, dans Loterie Solaire, un roman de SF que j'ai lu récemment, à propos de La stratégie au poker, dans les affaires et la guerre :
".. une bonne stratégie nécessite l'utilisation du principe du "minimax", c'est à dire une politique fondée sur la possibilité d'une série de chances hautement variables, adoptée en tenant compte que l'ennemi pourra découvrir votre jeu. Mais, pour qu'il ne puisse pas la découvrir, on brouille le jeu en rendant la stratégie indeterminée, à l'aide de jeux de hasard.."

Minimax est la méthode qui minimise vos pertes et maximise vos gains, comme il est décrit sur cette page wikipédia. Donc une théorie interéssante pour le poker :)

Moi même je ne comprends pas tout aux fonctions mathématiques dont parle cette article, mais ce qui me semble intéressant est l'intervention du hasard dans cette stratégie.

Au poker, si vous ne jouez que vos bonnes mains, vous jouerez 1 pot sur 20, et vos adversaires se coucheront à ce moment là, donc même si vos pertes seront minimales, vos gains le seront aussi. De plus, vous vous ferez ronger par les blinds, donc serez perdant.

Jouer trop sérieux n'est donc pas une stratégie très rentable, elle nécessite d'ailleurs pas mal de chance, car si vous ne touchez aucune bonne main pré-flop, vous ne rentrez dans aucun pot..


Une stratégie Minimax consiste donc à jouer plus de mains, de parfois placer des relances avec des mains marginales. Si vous relancez souvent, vos adversaires ne sauront pas si vous êtes sérieux ou non. La seule manière pour eux de le savoir est de vous sur-relancer. Si vous n'avez rien, vous pouvez vous coucher de suite, et si vous avez quelque chose, vous rentabiliserez votre bonne main.

Bref, cela revient au fait de jouer agressif, plutôt tight en tournoi (lorsqu'il y a beaucoup de joueurs à votre table, ne pas jouer trop de mains tout de même) et plutôt loose en Heads-up.


Le but est de rendre volontairement sa façon de jouer incohérente pour rendre son jeu peu lisible, et de réussir à se faire payer sur ses bonnes mains.

Le bluff part de ça à mon avis : c'est une mise placée à un moment aléatoire, dans une position aléatoire, uniquement basée sur le fait que votre adversaire n'a rien et peut avoir peur de votre mise, et vous laisser le pot. Il contribue à vous donner une image de joueur "imprévisible" et donc dangereux.
Si vous savez qu'un adversaire en face de vous est capable de bluffer, vous suivrez plus facilement ses relances, ce que vous ne feriez pas face à une serrure.

Pour illustrer tout ça, ci-dessous une main jouée par Scotty N'guyen, qui sur-relance avec une poubelle, et qui fait bien exprès de montrer sa main (il brouille les pistes en montrant qu'il est capable de relancer avec rien, et énerve un peu son adversaire au passage)



Respect Scotty ..

15/04/2008

Le style Maniac..

J'ai découvert le style "maniac" (super agressif) sur cette vidéo d'un sit&go short-handed (6 joueurs) à 50€ de manub, un joueur qui en plus de tenir un blog, est sponsorisé par Winamax (ce veinard est à Monte Carlo en ce moment.. )

Ce style est à l'opposé du classique "serré-agressif" pratiqué la plupart du temps par les bons joueurs : il consiste à relancer toutes les mains en début de tournoi (sur les pots non relancés) pour monter son stack rapidement et se retrouver assez confortable lorsque les blinds sont élevés.

Ça ne fonctionne que si les joueurs à la table sont serrés et attendent d'avoir des bonnes mains pour vous suivre.

Evidement, ce style ne marche pas à mon niveau, où je trouve un bon nombre de calling-station ou de gros bluffeur qui suivent les relances avec des mains mineures. (je n'ai pas pu m'empêcher de tester, sans succès)

J'ai quand même plutôt un bon feeling en ce moment sur mon format de tournoi fétiche : le Sit&Go à 1.10$ /45 joueurs, car ma bankroll a enfin un peu décollée : elle est désormais à 140$

Sur les petites limites, le style serré-agressif reste le seul qui fait ses preuves : vous vous retrouverez sans trop de difficultés parmis les 20 derniers joueurs (lorsque la plupart de ceux qui s'enflamment avec rien seront sortis) . Puis, si vos vols de blinds passent et que vous n'avez pas trop de malchance, il n'est pas trop difficile d'atteindre les places payées.

Il faudrait que je m'essaye à ce style de jeu sur des tournois à plus gros buy-in, où les joueurs sont par conséquent plus serrés... mais je n'ai pas l'intention de cramer ma bankroll non plus :p

Sinon je me tâte pour "cash-outer" mon compte pokerstars et passer sur un autre site pour toucher un bonus d'inscription.. il faut que je me renseigne.. à suivre donc..

31/03/2008

Chute de Bankroll : Retour à 65$

Avant de vous parler de mes pertes du jour, voici une petit affiche "anti-tilt" assez sympathique, disponible à 5$ sur highhanddesigns.com, directement mise en fond d'écran pour me rappeler que le tilt guette toujours..

Malheureusement, le moins qu'on puisse dire est que ça n'a pas été très efficace, car alors qu'hier je concédais qu'il m'arrivait de mal jouer, j'ai dû songer inconsciemment qu'il fallait le prouver car la session d'aujourd'hui s'est terminée à 60$, soit 25$ de pertes .. ça fait très mal :/

Le coté positif (le seul), c'est que j'ai du coup un florilège de mains à vous décrire :

Je commence par ce 2ème bad-beat en ma faveur : une paire de Roi qui l'emporte face à une paire d'as grâce à un Roi sur la river.. (hier c'était ce full qui venait me sauver à la river face à une couleur).. J'ai toujours honte, mais je vais commençais à m'y habituer :)

Ensuite, il a eu ce brelan de 9 qui se retrouve face un brelan de rois. Pas grand chose à dire, on ne jette pas ces brelans..

J'ai aussi été un peu aussi un peu trop loose-agressif, comme hier, avec cet AJ suited vs 88 préflop, je touche un as, mais il touche aussi un 8, dommage.. (je savais pourtant que ma main fétiche était à carreau et non à pic..)

Puis cette paire de 8, UTG, qui touche un 8 au flop sur laquelle je pars all-in sans laisser les autres voir de cartes. Un très mauvais coup, car bien entendu, personne ne m'a suivi. Au pire quelqu'un me suivait avec un tirage couleur et il la touche 1 fois sur 3.. (voir les probas sur les outs ici). Au mieux tout le monde se couche et je ne rentabilise pas ma main (ce qui s'est passé).

Et enfin, (le meilleur pour la fin) ce 56 suited que je gamble sur une relance d'un joueur serré. Je touche un 6 au flop, un autre 6 à la turn, il essaye d'arracher avec sa paire de rois mais c'est trop tard j'ai déjà mon brelan :)

Après cette déroute au cash game, j'ai été voir mon feeling du coté Sit&Go : je finis 8ème sur 45 d'un tournoi à 3.25$ (seuls les 7 premiers sont payés).. donc c'est pas passé loin, mais finir 8ème ou 45ème c'est pareil pour ma bankroll ..

Il y a des jours comme ça où je ne devrais pas jouer..
Il va falloir que je sois un peu moins chaud sinon je vais devoir fermer ce blog (ma pire crainte : d'avoir un jour à écrire un post comme celui-ci) :/
Remarque, ça ferait pas mal : "Poker Libre Addiction, le blog d'un joueur addict qui a cramé sa bankroll"..

Le style Lose-agressif

Je m'éloigne encore un peu plus des 100$ avec cette dernière session où je perds 5$ de plus pour finir à 85$..
Comme m'a dit un ami récemment, j'aurai dû appelé ce blog "le journal d'un looser" car souvent je me la pète un peu et prétexte des enchainements de bad-beat pour expliquer mes pertes, mais jamais je ne remets en cause mon jeu..

Donc oui, après relecture, c'est vrai que je me laisse facilement emporter par mon euphorie lors mes sessions en positif : comme ici où je sous-entends que j'aurais pu gagner plus sans les bad-beat ou ici où je prétend être "respecté" à mes tables..
Je ne prétends pas être un pro (le montant des enjeux le prouve) je cherche jute à vous faire part de mes expériences de jeux..

Bref, c'est promis, j'essayerai à l'avenir de montrer aussi quelques mains où je joue comme une quiche.. mais je pense qu'il vaut mieux que j'essaye de garder un mental de gagnant plutôt que de jouer la modestie : "Pessimism Leads to Weakness, Optimism to Power"..

Pour revenir à ma session d'aujourd'hui, j'ai pris conscience de l'avantage de jouer loose-agressif : immédiatement après 1 ou 2 coups mal joués (genre après un bluff qui ne passe pas) où j'ai perdu pas mal, je me mets à faire de grosses relances pour qu'on me croit en tilt, et que mes adversaires me suivent sur de bonnes mains.

Cette façon de jouer est à double tranchant :
-On peut à s'enflammer facilement avec des mains "batardes", celles en qui a beaucoup d'espoir avant ou après le flop mais finissent parfois par nous couter cher..
-Elle peut aussi servir pour se faire payer lorsqu'on a une bonne main qui tombe au bon moment (par exemple un all-in pré-flop sur les blinds une top paire alors que vous avez raisé. Lorsque que vous êtes serré-agressif, il y a de fortes chances pour que personne ne vous paye..)

Bref, il faut savoir jouer de son image (quelle belle école de la vie que le poker..) : alterner le serré-agressif et le loose-agressif, tout en gardant en tête ce qu'on vaut vraiment.

Pour les mains de cette session, j'ai eu droit à ce magnifique full au J par les 7 que je me suis permis de slowplay à turn. Mon adversaire a alors pu tirer un 4 sur la river, ce qui lui a fait un full au 4 par les 7. Ensuite il ne me restait plus qu'à le cueillir :)

Enfin, tant attendu depuis un bon moment, j'ai eu le droit à ce premier bad beat en ma faveur. Au turn, je mets mon tapis sur une double paire A-7 et touche un A sur la river, alors que mon pauvre adversaire avait une couleur max... J'ai un peu honte sur ce coup, mais ça fait plaisir pour une fois que ça arrive :p

Malgré ces pots gagnés, ma session se finit quand même en négatif : c'est pas très rentable d'être loose-agressif trop longtemps car lorsque vous êtes suivi, ça peut aller très vite.. surtout sur les tables à 10 joueurs : il est moins risqué que de s'y exercer sur les petites tables (6 joueurs).
Pour se perfectionner, je conseille par ailleurs cet article de strategie-poker.net : Le jeu loose-agressif au poker Short Handed.

Quand à ma bankroll, je pense suis sûr de pouvoir la remonter très bientôt au dessus des 100$ :)

17/03/2008

Les mains de départ au Hold'Em

En Cash Game comme en Sit&Go, il faut bluffer au minimum.
Lorsque vous bluffez, il est évidemment préférable que personne ne vous suive, et pour cela, il faut apparaitre comme un bon joueur, c'est à dire s'être construit au préalable une image "serrée-agressive" pour être redouté de vos adversaires.

Cela implique 2 choses :
- sélectionner rigoureusement vos mains de départ.
- savoir calculer vos outs

Je vous propose un classement "personnel" des mains de départ (certes plutôt basique, mais simple à comprendre)
Groupe 1 : les mains qui tuent
AA, KK, QQ, JJ, AK
-> vous relancez x3 au moins dans toutes les circonstances
Groupe 2 : les bonnes mains
TT, 99, 88, AQ, AJ, KQ
-> vous payez si quelqu'un a déjà relancé et si vous êtes parmi les premiers à parler
-> vous relancez si personne n'a attaqué et si vous êtes parmi les derniers à parler.

Groupe 3 : les mains à accident
JT, QJ, KJ, AT, paires en dessous du 7
-> vous payez juste la big blind pour voir le flop.
Groupe 4 : les mains poubelles.
toutes les autres mains
-> vous jetez

Ensuite, avec ces quelques notions sur les outs, vous jouez prudents au flop et misez selon vos côtes et le pot.

Vous ne verrez que peu de flop (moins de 10%) mais en Cash Game, vous pouvez multiplier les tables pour recevoir plus souvent ces mains là.
En Sit&Go, il faut appliquer ce style de jeu en début de tournois, puis vous pouvez commencer à jouer plus large lorsque votre tapis vous le permet ou que les blinds vous y obligent.

Malheureusement il arrive aussi parfois, même si c'est rare, que votre paire de roi se retrouve face à une paire d'As. Pas de chance dans ces cas là, mais ça arrive, "that's poker" comme qui dirait..

Jouant ainsi, vous deviendrez lisible par les joueurs un minimum expérimentés, qui se coucheront lorsque vous relancerez et payeront lorsque vous ne relancerez pas dans l'espoir de trouver un flop favorable.



Pourquoi cette image ? Car vous serez alors une belle serrure (comme on dit), c'est à dire redouté par les autres joueurs, et vous pourrez profiter de votre image solide en optant pour :
- le slowplay : avec une main qui tue, vous attendez que ce soient vos adversaires qui vous relancent pour ne pas les effrayer. Attention : Vous pouvez les piéger mais vous risquez aussi de les laisser toucher un flop qui leur donnera l'avantage.
- le vol : vous relancez avec une main poubelle lorsque vous êtes le dernier à parler et n'avez pas vu de flop depuis longtemps, dans l'espoir que tout le monde se couche. Attention : Un bon vol est un vol rapide. Ne vous acharnez pas à voler si vous sentez de la résistance.

12/03/2007

Connaître ses adversaires ..

Quel joueur de poker ne s'est jamais fait sortir par un débutant ? Pourquoi même les meilleurs sont-ils déjà tombés face à des débutants ? Et bien c'est simple, nous ne pouvons pas lire leurs attitudes, car celles-ci sont bien souvent incohérentes.

Il me vient à l'esprit, pour illustrer ce propos, cette débutante (dont je garderai l'anonymat par crainte de représailles) qui arbore un large sourire chaque fois qu'elle a du jeu. Le problème, c'est qu'elle sourit tout autant avec un brelan qu'avec une slow paire.. N'ayant pas de référence sur la force de ses mains, elle suit facilement les enchères, quelque soit le montant (jusqu'à mettre son tapis). Impossible donc de jauger ses mains.

Bien sur, sur un grand nombre de mains, elle est forcement perdante, car il suffit d'attendre la main où elle ne PEUT PAS remporter le pot..

Bref, un des points les plus important au poker est de connaitre vos adversaires, et de vous adapter à leurs styles de jeu.

Voici les 2 catégories de base dans lesquels vous pouvez cataloguer vos adversaires afin de tirer le meilleur de chaque situation :
- loose : (=large) jouer toutes les mains ou presque / tight : (= serré) selectionner rigoureusement ses mains de départ
- agressif : relancer regulièrement / passif : se contenter de suivre


En fonction de ses caractéristiques, vous saurez donc à qui vous avez à faire : (classement de WAM-Poker)
* Le "large-passif": c'est le plus mauvais. Il joue "large" parce qu'il joue toutes les mains ou presque, sans discernement. En plus, il suit les mises et ne relance qu'une fois tous les 36 du mois. Lui, c'est le client idéal. Surtout ne suivez pas son exemple. Et si c'est un ami, conseillez-lui d'arrêter de jouer au poker!
* Le "large-agressif": il est dans tous les coups et il relance très souvent. C'est un fou dangereux, un perdant à la longue. Mais il peut faire très mal s'il est en chance! Méfiez-vous de lui. N'entrez pas dans son jeu et attendez-le plutôt au coin du bois avec un jeu canon!
* Le "serré-passif": celui-là, s'il entre dans un coup, il a toujours un gros jeu. Une main de premier choix. Donc méfiance. Mais d'un autre côté, il ne mise pas très fort. Il suit, il paye mais ne relance que quand il est sûr d'avoir le jeu gagnant. Sa stratégie, si vous l'avez identifiée, est donc trop prévisible pour qu'elle vous nuise vraiment...
* Le "serré-agressif": voilà le bon joueur! Le pro de la partie, très souvent. Il sélectionne rigoureusement ses mains de départ, pas tant par leur valeur absolue mais par leur valeur dans le contexte du coup. Son jugement est sûr. A côté de cela, il est agressif dans le sens où, quand il s'engage dans un coup, il n'hésite pas à prendre des risques et à miser gros. Cela ne veut pas dire qu'il ne bluffe jamais. Au contraire. Si la situation et les informations qu'il a recueillies lui font sentir une faiblesse chez le ou les adversaires, il sait frapper fort, même avec un jeu nul sur un flop terrifiant ! Si vous croisez un joueur comme ça, fuyez sa table...Ou plutôt, jouez pas à sa table mais évitez les coups contre lui si vous pouvez et observez sa stratégie pour vous en inspirer...

Je confirme : les pros jouent tous "serré-agressif", comme je l'ai découvert à mes dépends à l'Aviation Club.

26/02/2007

Aviation Club. Test 1.

Fortement encouragé par mes victoires lors de parties réelles entre amis et virtuelles sur internet, j'ai profité d'un demi-RTT intelligemment placé cet après midi pour me rendre à L'aviation Club de France pour un petit tournois Texas Hold'Em No Limit / inscription 50€.
Le lieu est assez cossu, Champs Elysées oblige, ce qui n'empêche pas d'y trouver un coté très chaleureux : les gens qui bossent là bas sont souriants (facile lorsqu'on bosse dans un tel endroit).
Seules exigences : être majeur et porter des chaussures. (tout le monde est le bienvenue).

La salle comportait 17 tables (17 x 10 = 170 joueurs, ce que je trouve pas mal déjà pour un après-midi de semaine), une population à 98% masculine, une communauté d'habitués se vantant de leurs exploits respectifs aux tournois du week-end dernier, et évidement au style de jeu agressif.
Super-agressifs donc, je m'en suis vite rendu compte car les seules fois où j'ai suivi les blinds se sont accompagnées de grosses relances -que j'ai préféré ne pas suivre. (Rah le débutant trop omnibulé par la valeur réélle de ces jetons..)

Partant avec 1500 jetons (blinds à 25/50) je me retrouve au bout de 30 minutes (3 ou 4 tours de table) avec 950, sans avoir remporté un seul pot. Les Blinds passent alors à 50/100 et je recois alors un As-Valet dépareillé. Je relance les blinds de 300, et je me retrouve en tête à tête avec le Chip leader (qui devait en être à 4000) qui me force à mettre mon tapis.
Il dévoile son jeu : paire de 8. Aïe. Les probabilités jouent contre moi.
Le flop tombe : 4, 5, As ( ouf ! intense soulagement.. je suis sauvé me dis-je intérieurement !)
Puis le turn : 8 (et là, c'est le drame)
Et la river : As (ne me sauvera pas)

Brelan d'As vs Full aux 8 par les As, je pars dignement (dans le sens où je ne suis "que" le 3ème de la table à sortir, sur un turn qui n'aurait jamais être :p) .. J'ai même eu droit à un petit sourire de la donneuse, un geste sentait très fort la compassion...

Ce fut donc bref, et peu glorieux. La prochaine fois, je tacherai de me détacher de la valeur "monétaire" des jetons pour jouer agressif comme je le fais dans les parties à faible enjeu..